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Euro-2012 - L'Allemagne survit au "groupe de la mort"

17/06/2012 04:52 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

L'Allemagne a passé pratiquement sans frémir un premier tour que tout le monde lui promettait infernal, dans un groupe B de l'Euro-2012 très relevé avec les vice-champions du monde néerlandais, les Portugais et les Danois.

Elle a confirmé son statut de favori de la compétition, rassurant sur son point faible supposé, la défense, et profitant de l'"éclosion" de Mario Gomez devant, qui semble enfin tenir en compétition officielle les promesses faites notamment en club.

Elle a aussi remporté ses trois matches, ce qu'elle n'avait jamais réussi à faire au cours des onze dernières éditions de l'Euro auxquelles elle a participé.

L'Allemagne était arrivée à son camp de base polonais, à Gdansk, avec de petites incertitudes sur l'état de forme de certains membres et sur son jeu, après des matches de préparation un peu hésitants.

Parmi les enseignements précieux pour le sélectionneur Joachim Löw avant les quarts de finale, l'émergence de la charnière Hummels-Badstuber occupe une belle place.

Les deux joueurs de 23 ans se sont montrés solides face aux puissances offensives qu'étaient le Portugal de Cristiano Ronaldo ou les Pays-Bas de van Persie, Robben, Sneijder et consorts.

Très rarement hors de position, efficaces dans leurs interventions, sobres dans la relance, ils incarnent le renouvellement des talents au sein de la Mannschaft, dans un secteur qui en avait cruellement besoin.

Löw peut aussi se féliciter d'avoir préféré Mario Gomez à Miroslav Klose, que son dos douloureux ne donnait pas tous les gages nécessaires.

Avec trois buts, il semble avoir tourné la page de l'Euro-2008 raté et d'un Mondial-2010 où il n'avait fait que quatre petites apparitions, pour moins d'une heure de jeu, qui le poursuivaient.

La Mannschaft a également retrouvé un Bastian Schweinsteiger tout près de son meilleur niveau et qui a récupéré autant physiquement que moralement de la finale perdue face Chelsea en Ligue des champions, avec le Bayern.

Il a certes démarré l'Euro de façon un peu timorée face au Portugal, en s'appliquant surtout à bien défendre et à orienter le jeu de loin, mais dès le match contre les Pays-Bas, il a su se montrer aux avants-postes en offrant deux belles passes décisives à Gomez.

La dernier rencontre a encore laissé entrevoir des améliorations possibles. Mesut Özil, même s'il a mieux trouvé ses partenaires et su créer des brèches contre le Danemark, n'est pas encore le joueur décisif auquel l'Allemagne était habituée et si indispensable au Real Madrid.

Löw devra aussi gérer l'embryon de mécontentement né avant le match contre le Danemark chez les remplaçants qui, hormis Klose qui a remplacé Gomez trois fois en fin de partie, est réduit à la portion congrue.

Toni Kroos a déjà fait savoir qu'il trouvait le temps long, lui le titulaire au Bayern qui voit ses sept partenaires de club débuter toutes les rencontres. Löw a noté qu'il le comprenait, mais cela ne suffira peut-être pas à le réconforter.

L'Allemagne, en terminant première du groupe B, pourra disputer son quart face à la Grèce, vendredi à Gdansk (Pologne) où se situe son camp de base, avant une demi-finale éventuelle à Varsovie.

Cela lui évitera de longs déplacements en Ukraine, comme pour les trois matches du premier tour.

hap/sk

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