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Euro-2012 - La République Tchèque a plus d'un atout dans sa manche

17/06/2012 12:43 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

La République tchèque, vainqueur surprise du groupe A de l'Euro-2012 malgré une entame catastrophique contre la Russie (1-4), a un mental en acier, mais possède bien d'autres qualités qui peuvent la mener loin.

Un mental blindé

Après la "très lourde défaite" face aux Russe, le sélectionneur Michal Bilek a gardé le sourire et confiance en son groupe, à peine retouché. Et son équipe n'a pas perdu le fil. Elle s'est également remis d'un mauvais départ contre la Pologne (1-1), et ne s'est pas désunie après l'ouverture du score de la Grèce dans l'autre match qui l'éliminait et a fini par gagner (1-0). Cette force mentale va lui servir.

Un jeu offensif efficace...

La République Tchèque a "joué un grand football" selon Bilek, et même contre les Russes, elle avait dominé le début de match. Son jeu de passe très au point et sa patience lui permettent de toujours espérer trouver une faille dans la cuirasse adverse.

... Même sans Rosicky

Les Tchèques ont su bien jouer même sans leur meneur de jeu Tomas Rosicky, clef de voûte du collectif. Touché au tendon d'Achille droit, le capitaine a confié après le match qu'"il y a une petite chance (qu'il joue les quarts), mais elle n'est pas très grande". Son remplaçant Daniel Kolar a été bon contre les Polonais.

Retenir les leçons

"Nous avons appris de nos erreurs", a dit Bilek. Ses critiques sur l'impact défensif de Bilek ne sont pas tombés dans les oreilles de sourds. Les Rouges ont bien mieux défendu contre les Grecs (victoire 2-1) puis contre la Pologne, où ils ont été très peu mis en danger. Le carré arrière s'est montré efficace.

Le duo Jiracek-Pilar

Privée de Rosicky, sa star avec Petr Cech, la République Tchèque s'est dénichée deux excellents joueurs de couloir, Petr Jiracek et Vaclav Pilar, auteurs de deux buts chacun dans le tournoi. Jiracek, à droite, et Pilar, à gauche, font des merveilles, étirant les défenses adverses sur toute la largeur du terrain. Samedi, la "Scie" Pilar était une tronçonneuse, il a découpé le malheureux Lukasz Piszczek tout le match.

Un grand gardien

Cech n'a pas brillé contre les Grecs (une boulette), et n'a pas eu beaucoup de travail contre les Polonais, mais les Tchèques savent qu'ils peuvent s'appuyer sur "un des meilleurs gardiens du monde, si ce n'est le meilleur", selon son entraîneur. "Si on va aux tirs au but en quart de finale, notre adversaire ne sera pas en confiance, car tout le monde a vu sa finale de Ligue des champions" (avec Chelsea, remportée aux t.a.b.), dit Bilek.

Le précédent de 1996

L'histoire aussi adresse un clin d'oeil à la République Tchèque. A l'Euro-1996, elle avait commencé par une défaite contre l'Allemagne et avait tout de même atteint la finale face à... l'Allemagne! Or, cette année, l'équipe qui l'a battue d'entrée est déjà éliminée...

eba/sk

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