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Euro-2012 - Italie-Eire: Le cauchemar du "biscotto" de 2004

17/06/2012 10:18 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

L'Italie a peur de revivre une élimination tragique à l'Euro-2012: battre l'Eire lundi mais être éliminée par un nul 2-2 entre les deux autres équipes du groupe, Espagne et Croatie, comme c'était arrivé à l'Euro-2004 dans l'épisode dit du "biscotto".

"Mamma mia... Ca fait deux jours qu'on ne parle que de ça", peste Gianluigi Buffon sur sa page Facebook. Biscotto-ci, biscotto-là, biscotto partout, Comme si les autres n'avaient pas le droit de se sentir offensé par de telles allusions, qui n'appartiennent en fait qu'à nous."

Le gardien et capitaine de la "Nazionale" martèle que ni lui ni les joueurs n'envisagent qu'il puisse y avoir un nouveau "biscotto".

Ce terme désigne à l'origine le dopage dans le milieu hippique, où on donne du "biscuit" à un cheval pour le faire gagner, puis est devenu par extension un arrangement au détriment d'un tiers.

"Comme si les coupables étaient toujours les autres, comme si la responsabilité ne nous échût jamais", s'emporte "Gigi".

"Comme si admettre que nos adversaires ont été meilleurs que nous était un camouflet inacceptable pour notre ego, ajoute-t-il, comme si pour cacher notre manque de confiance et notre fragilité nous avions toujours besoin d'alibis (...), comme si, au bout de ces jours de chasse aux sorcières, on découvrait qu'à l'étranger ils sont meilleurs que nous."

A l'Euro-2004, l'Italie avait été éliminée par un 2-2 entre la Suède et le Danemark, après avoir cru à la qualification sur un but d'Antonio Cassano dans le temps additionnel contre la Bulgarie (2-1). Mais la Suède avait égalisé contre le Danemark, dans un match joué à fond, et au-dessus de tout soupçon.

Les adversaires de 2012 nient en bloc. "Les Italiens peuvent être tranquilles, assure le Croate Luka Modric. Ce sont des idioties de parler de pacte, ça ne fait pas de bien au football. Je suis sûr que les deux équipes joueront toutes les deux pour gagner".

"On jouera pour gagner. Les combines, ça ne nous intéresse pas", ajoute l'Espagnol Gerard Piqué.

Buffon emporte le dernier mot: "Pensons à nous et cherchons à gagner, le reste ce sont des paroles en l'air, discours de bistrot, conjectures de médiocres et arguments de perdants."

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