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Volvo Ocean Race - L'Américain Ken Read (Puma) croit toujours à la victoire

16/06/2012 09:41 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

"On a encore une chance de gagner cette course et on va tout faire pour ça"... Sans forfanterie mais avec détermination, Ken Read, le skipper américain de Puma, estime pouvoir encore battre le Français Franck Cammas (Groupama 4) et remporter la Volvo Ocean Race.

Deuxième au classement général provisoire derrière Groupama 4, qui a remporté vendredi la 8e étape de la course et augmenté son avance en tête du général, Puma compte désormais 23 points de retard sur le bateau français.

Read est lucide: la course -commencée le 29 octobre à Alicante (Espagne)- se termine et la tâche s'annonce difficile. Les six voiliers n'ont plus que deux régates côtières et une manche océanique à courir, le 7 juillet à Galway (Irlande).

Soit 42 points (30 points pour la manche océanique, 6 pour chaque régate côtière) à distribuer... Arithmétiquement c'est jouable, pour Puma comme d'ailleurs pour les bateaux néo-zélandais Camper (Chris Nicholson/3e) et Telefonica (Iker Martinez/4e), tous deux à 28 points derrière Groupama 4.

Mais, reconnaît Read, "il faudrait vraiment qu'ils (les Français) fassent une très grosse erreur" pour que Puma (ou un autre) les rattrape. "On va avoir besoin d'aide, ajoute-t-il en souriant, et les gars de Groupama 4 ne commettent pas de grosses boulettes".

"L'équipe française a son propre +design team+ et (avec l'architecte naval franco-argentin Juan Kouyoumdjian, qui a aussi dessiné Puma et Telefonica) a conçu un bateau plus véloce que les autres", souligne le skipper américain.

"Je suis très fier de ce que notre équipe a accompli, surtout après le désastre de la première manche", Alicante - Le Cap (Afrique du Sud), lorsque Puma, à la lutte pour la première place avec Telefonica, avait démâté.

Ce démâtage reste évidemment son plus mauvais souvenir de la course. "Quand le mât est tombé et que j'ai vu où on était, au milieu de nulle part (dans l'Atlantique sud), c'était comme si une tonne de briques me tombait sur la tête!, poursuit-il. Tant d'energie et de temps consacrés à ce projet, réduits à néant".

Puma a finalement été récupéré par un porte-conteneneur à Tristan da Cunha, ramené en pontée au Cap et remâté à temps pour prendre le départ de la 2e étape. Une opération d'une complexité incroyable, menée tambour battant.

Né à Newport (Rhode Island), l'une des Mecque de la voile, Read est le doyen des 66 marins de la 11e édition de la Volvo Ocean Race. Il fêtera son 51e anniversaire le 24 juin mais affirme ne pas être pénalisé par son âge, même si cette course est incroyablement dure. "Je ressentirai peut-être mon âge après l'arrivée, dit-il, pas pendant la course".

Deux fois Marin de l'année pour l'ISAF (Fédération internationale de voile), le skipper américain a participé aux deux précédentes éditions de la Volvo Ocean Race, finissant 2e en 2008-2009 sur un premier Puma.

Il connaît la musique et ses adversaires seraient bien avisés de s'en méfier: il ne lâchera rien...

heg/bvo

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