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Radiohead au Centre Bell : un envoûtement électrisant, vendredi soir

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C'est presque quatre ans jour pour jour après leur passage magique au Parc Jean-Drapeau que la formation britannique Radiohead est revenue nous émerveiller vendredi soir au Centre Bell. Plus de 15 000 admirateurs fébriles ont enfin pu s'exalter dans le prodigieux univers que seul Radiohead sait toujours offrir après plus de vingt ans de carrière. C'était encore une fois un rendez-vous rempli d'émotions et d'une qualité audio-visuelle rarissime.

Bien installés sous une douzaine d'écran amovibles, flottants devant d'immenses écrans LED, les cinq musiciens accompagnés d'un deuxième batteur sur scène (Clive Deamer anciennement de Portishead), entamèrent un léger voyage dans le temps à reculons. Débutant avec « Bloom », la première pièce de leur dernier album King of Limbs, ils firent ensuite bien des heureux avec « There There », faisant un bon en arrière de huit ans. Vint finalement « Kid A » au grand bonheur de l'audience qui terminait son court voyage d'introduction en l'an 2000 avec l'album éponyme.

La suite passa ensuite en mode plus électronique et rythmé, avec un mélange de titres tout aussi récents que plus anciens, mais non sans une parfaite homogénéité. De retour à King of Limbs avec « Morning Mr Magpie », s'enchaînèrent « The Gloaming », « Seperator », « I Might Be Wrong » et la délicieuse « Staircase ».

L'épanouissement du travail de maître de Radiohead fût vraiment ressenti dans toute sa splendeur avec les trois chansons suivantes : « Pyramid Song », « Climbing Up The Walls » et « Nude ». La première jouée en version plus jazzée que son enregistrement original nous envoûta dès les premières notes. Johnny Greenwood donna par la suite le ton avec un instrument ressemblant à une vieille radio en bois qui entonna des arrangements de sons et de voix tirés de notre radio locale pendant « Climbing Up The Walls » (un peu comme ils l'avaient fait avec la voix de Gilles Proulx pendant « The National Anthem » en 2008). « Nude » vint ensorceler la foule et malgré sa grande simplicité, était l'un des moments les plus bouleversant de cette prestation.

Le tout se termina en force, en beauté et en rythmes déchainés avec « Lotus Flower », l'inéluctable « Paranoid Android », les puissantes « Feral » et « Little by Little » puis, l'impétueuse « Idiothèque ». Le sourire aux lèvres, la formation quitta un bref instant pour revenir deux fois plutôt qu'une avec des rappels saisissants.

La foule fût saisie par surprise avec « How To Disappear Completely », tirée de Kid A, puis par l'une des pièce les plus puissante qu'ils ont pu composer ces dernières années, « The Daily Mail ». S'en suivi « Myxomatosis » pour redonner un peu de vie à la salle, durant laquelle Ed O'Brien en brisa même une corde de sa guitare. « Reckoner » électrisa tout le Centre Bell et se termina sous une foule d'applaudissements pendant lesquels Yorke continua quelques instants la mélodie en solo, le sourire timide mais satisfait.

Le deuxième encore se solda avec « All I Need », sous le regard attentif de Johnny Greenwood qui tentait d'absorber un peu de tout cet amour qu'on lui retournait. Les frissons ne manquèrent pas lorsqu'ils offrirent « Street Spirit (Fade Out) », un cadeau qui ne sera pas oublié de sitôt. Une petite intro presque méconnaissable de « True Love Waits » pava le chemin à « Everything In It's Right Place » et effectivement, tout était bien à sa place : un groupe légendaire, des fans amoureux de leur musique, une soirée parfaite...

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