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NBA/Finale - Match 3: Avec Shane Battier, Miami tient son +Monsieur plus+

16/06/2012 04:06 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

Le +Big Three+ n'avait pas suffi à Miami pour remporter le titre de champion NBA l'an passé mais le Heat tient cette fois en Shane Battier un +Monsieur plus+ qui, au vu de ses deux premiers matches en finale, pourrait cette année être le chaînon manquant.

Miami a l'avantage du terrain après être revenu d'Oklahoma City avec une victoire et va jouer à partir de dimanche trois fois de suite à domicile.

A 33 ans et avec 11 saisons en NBA au compteur, le vétéran Battier dispute sa première finale et c'est peu de dire qu'il profite de l'occasion pour se mettre en évidence en défense, son domaine de prédilection, comme en attaque.

Il a marqué 17 points lors de chacun des deux premiers matches, lui qui tournait à 5,7 points par match jusque là en play-offs, et s'est fendu d'une réussite insolente à trois points (9 tirs rentrés sur 13 tentés, soit 70%), alors qu'il affichait un maigre 32% de réussite jusque-là en play-offs.

Avec ses trois points meurtriers, il brouille les pistes pour les défenseurs de +OKC+, qui ne peuvent plus le laisser ouvert sous peine de nouvelles punitions à longue distance. Ce qui pourrait donner un peu plus d'espace aux rapaces offensifs que sont LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh.

Grâce à son inlassable défense, sa marque de fabrique, son ADN de basketteur, il offre en outre à Miami le luxe de moduler ses options. Battier est tellement complet qu'il peut couvrir tous les adversaires, à l'exception des +7 footer+, ces pivots géants de plus de 2,13 m. Mais +OKC+ n'en a pas.

"Shane nous a donné un sacré coup d'ascenseur en attaque et en défense, souligne LeBron James. La série va être tellement serrée qu'on a besoin que des gars sortent du lot et ça a été son cas aux deux premiers matches."

"Avec sa polyvalence, on peut varier nos compositions d'équipe, ce qui n'était pas forcément possible l'an passé, indique l'entraîneur Erik Spoelstra. Son leadership et son sens du détail sont devenus contagieux."

Avant les matches, Battier adore en effet se bâfrer de statistiques sur ses adversaires, leur façon de shooter, de dribbler, de se déplacer. Il analyse tout, lui qui ne peut pas se reposer sur un physique monstrueux, comme certains en NBA. Le bonhomme est en fait un joueur atypique, affable avec les médias et réputé comme un "+cérébral+ par rapport à la moyenne de ses pairs. Après tout, combien de joueurs NBA sont sortis de l'Université avec un diplôme en religion ? Surtout de la prestigieuse fac de Duke, un établissement d'élite académique avec lequel il a été sacré champion national en 2001.

Et combien arrivent à placer les mots +sémantique+, +fringuant+ et +hyperbole+ au cours d'un entretien de quelques minutes avec la presse ?

"J'étais super excité quand on l'a recruté l'an dernier, raconte encore LeBron James. Pour avoir souvent jouer contre lui, je sais qu'il est intelligent et que c'est un compétiteur. Il est une des raisons pour lesquelles on est là (en finale). En play-offs, il a défendu sur tous les +top scoreurs+, les Carmelo Anthony (New York), David West (Indiana), Paul Pierce et Brandon Bass (Boston) et maintenant il le fait sur (Serge) Ibaka et (Kevin) Durant."

Mais Battier n'est pas un ange. Sa spécialité est d'étendre sa main jusque devant le visage de son adversaire quand celui-ci tire en extension, pour masquer le panier. "Je déteste ça !, remarque la star d'+OKC+ Kevin Durant. Il le fait tout le temps. C'est probablement le seul à faire ça."

L'intérieur congolais du Thunder Serge Ibaka a aussi un avis tranché sur le personnage, qui a parfois une vilaine tendance à exagérer ses plongeons pour chercher la faute offensive adverse: "C'est un simulateur de première, on nous a prévenu de faire attention avec lui".

bpe/jgu

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