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L'état de santé du président déchu Hosni Moubarak est "stable" (ministre)

16/06/2012 09:57 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

L'état de santé de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, en prison depuis sa condamnation à perpétuité le 2 juin, est "stable", a affirmé samedi le ministre égyptien de l'Intérieur.

L'état de santé de M. Moubarak est "stable" et "il s'améliore progressivement" a dit Mohammed Ibrahim à la presse, ajoutant que le fait que ses deux fils, Alaa et Gamal, soient près de lui dans la prison de Tora avait "porté ses fruits".

Les fils Moubarak attendent d'être jugés pour corruption le 9 juillet.

Le ministre égyptien a en outre affirmé qu'aucune décision n'avait été prise sur un éventuel transfert de M. Moubarak hors de la prison, ce que réclament son avocat et sa famille.

M. Moubarak, 84 ans, avait accusé lundi les autorités de vouloir le tuer, après qu'une source médicale eut fait état d'une sérieuse dégradation de son état de santé.

Son avocat Farid al-Dib avait indiqué que l'état de santé de M. Moubarak était "très critique" et dénoncé le sous-équipement de la section médicalisée où l'ancien président est détenu. "C'est scandaleux", avait-il dit après avoir rendu visite samedi au président déchu.

La santé de M. Moubarak aurait décliné lors de son arrivée le 2 juin dans cet établissement pénitentiaire du sud du Caire. Des sources de sécurité ont fait état de dépression aiguë, de difficultés respiratoires et d'hypertension.

Sa famille a demandé qu'il soit transféré dans un hôpital pour y être détenu, comme cela était le cas avant sa condamnation, mais les autorités ont fait savoir qu'elles n'avaient pas encore pris de décision et que M. Moubarak serait "traité comme n'importe quel prisonnier".

L'ancien chef d'Etat a été condamné à la prison à vie pour la répression de la révolte contre son régime au début de l'année 2011, qui a fait quelque 850 morts.

Le tribunal ne l'a pas accusé d'avoir une responsabilité directe, mais de ne pas avoir pris les dispositions nécessaires pour empêcher ces morts. Les charges de corruption qui pesaient sur lui ainsi que sur ses deux fils n'ont pas été retenues, mais Alaa et Gamal devront faire face à un nouveau procès pour corruption dans le domaine de la Bourse.

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