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16/06/2012 05:31 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - Top et Flop: la Grèce bon élève, la Pologne bonnet d'âne

La Grèce, qualifiée surprise pour les quarts de finale, à la veille de législatives cruciales pour l'avenir d'Athènes dans la zone euro, et la Pologne, pays-hôte éliminé prématurément de "son" Euro-2012, sont le top et le flop de la journée de samedi.

Les Grecs, pourtant derniers du groupe A avant la 3e et dernière journée, ont réalisé un exploit samedi en se qualifiant finalement pour les quarts de finale de la compétition continentale.

Seule une victoire pouvait leur permettre d'y parvenir, qui plus est face aux favoris russes, impressionnants jusque-là. Et c'est l'infatigable Giorgos Karagounis, 35 ans, l'homme aux 120 sélections, qui a délivré et donné une joie immense à tout un peuple rongé par une terrible crise économique.

La Grèce, paralysée par un taux de chômage de 22,6%, vote dimanche dans le cadre de législatives qui s'annoncent cruciales pour l'avenir du pays. Un scrutin avant lequel la chancelière allemande Angela Merkel a une nouvelle fois appelé les Grecs à voter pour la discipline budgétaire.

Délicieuse ironie de l'histoire : la Grèce pourrait être amenée à défier l'Allemagne en quart de finale. Et elle rêve déjà de la sortir... de l'Euro.

Pour la Pologne, la marche était trop haute. Six ans après avoir obtenu l'organisation de ce rendez-vous, avec l'Ukraine, elle a été sortie de "son" tournoi.

Deux matches nuls (1-1) et une défaite (1-0). Deux points. Le bilan sportif est plutôt pauvre pour les Aigles Blancs, qui ne rejoindront pas les équipes de Grzegorz Lato, Robert Gadocha puis Zbigniew Boniek, deux fois troisièmes de la Coupe du monde (1974 et 1982).

A sa décharge, Franciszek Smuda a bâti une formation en moins de trois ans. Nommé en octobre 2009 après l'élimination de la course au Mondial-2010, il a presque entièrement renouvelé l'équipe, ne conservant que Marcin Wasilewski ou Dariusz Dudka dans son onze. Las, l'entraîneur a décidé de jeter l'éponge après le coup de sifflet final samedi.

Si cet Euro est un flop sur le terrain, il n'est en revanche pas loin du top pour ce qui concerne l'organisation. Le déroulement de la session polonaise de la compétition a été salué par les participants, et hormis le comportement d'une partie des supporteurs croates (chants racistes) ou russes (violences), tout s'est bien passé jusqu'ici, dans une ambiance festive.

ep-nip/ol

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