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16/06/2012 04:55 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - La Pologne s'est quand même retrouvé une équipe

Eliminée de "son" Euro-2012 par la République Tchèque (défaite 1-0), la Pologne a néanmoins frissonné à nouveau, 30 ans après les grandes heures de son équipe légendaire de 1974-1982, et a réussi l'organisation de la compétition.

La marche était trop haute. Les Aigles Blancs n'ont pas volé aussi haut que les équipes de Grzegorz Lato, Robert Gadocha puis Zbigniew Boniek, deux fois troisièmes de la Coupe du monde (1974 et 1982).

Les héros du passé s'étaient d'ailleurs aux aussi cassé les dents sur les qualifications lors des éditions précédentes. La Pologne ne disputait que son deuxième Euro, après celui de 2008, et n'a toujours pas atteint les quarts de finale d'un championnat d'Europe.

Mais elle s'est trouvé une équipe et de nouveaux héros avec notamment Robert Lewandowski (le buteur) et Jakub Blaszczykowski (le capitaine) dont la soif de vaincre a grandi à Dortmund (champions d'Allemagne en 2011 et 2012).

Autour de ces talents, le sélectionneur Franciszek Smuda, qui a donc perdu "le match le plus important de (sa) carrière", a toutefois réussi à bâtir un collectif solide.

Smuda a bâti une formation en moins de trois ans. Nommé en octobre 2009 après l'élimination de la course au Mondial-2010, il a presque entièrement renouvelé l'équipe. Des titulaires de l'Euro-2008, la première apparition - ratée - de la Pologne dans un Euro, il n'a conservé que Marcin Wasilewski ou Dariusz Dudka dans son onze.

Sa jeune équipe a surmonté un match d'ouverture un peu fébrile, où elle s'était laissé rejoindre par la Grèce (1-1) après un bon début de match, pour tenir le choc face à la Russie (1-1), un des favoris de la compétition et ennemi historique de la Pologne.

Mais elle a craqué au dernier match, où seule la victoire la qualifiait. Portée par un engouement extraordinaire, dans un pays qui n'avait jamais organisé une aussi grande compétition, la Pologne a tout de même réussi son Euro.

Le déroulement de la session polonaise de la co-organisation (avec l'Ukraine) a été salué par les participants, et hormis le comportement d'une partie des supporteurs croates (chants racistes) ou russes (violences), tout se passe bien jusqu'ici, dans une ambiance festive.

Le sélectionneur tchèque Michal Bilek, bourreau samedi soir de son hôte, a souligné à chaque conférence de presse la qualité de l'accueil et la sympathie qui a entouré son équipe, basée à Wroclaw, à quelque 250 km de Prague.

La Pologne, qui n'a plus franchi un tour d'une grande compétition depuis le Mondial-1986, et peut se tourner avec optimisme vers les qualifications de la Coupe du monde au Brésil, dans le groupe notamment de l'Ukraine et de l'Angleterre (groupe H).

eba/nip

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