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16/06/2012 03:52 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

24 Heures du Mans - Le point à 19h30 GMT: deux Audi devant une Toyota

Les deux Audi R18 e-tron quattro, la N.1 devant la N.2, menaient la 80e édition des 24 Heures du Mans, samedi à 19h30 GMT, quand la course a repris après plus d'une heure de neutralisation provoquée par le spectaculaire accident du Britannique Anthony Davidson dans la Toyota N.8.

Après un départ sans encombre et cinq premières heures intenses, de 13h00 à 17h00 GMT, rythmées surtout par les multiples arrêts au stand des voitures du Pescarolo Team, tout s'est accéléré peu avant 18h00 GMT.

Les deux Toyota TS030 Hybrid, grâce à leur niveau de performance inattendu pour un retour au Mans, et grâce aussi au jeu des ravitaillements, ont fondu sur l'Audi N.1 pilotée au départ par André Lotterer, parti en pole position, puis par Benoît Tréluyer.

Déchaîné, Nicolas Lapierre est revenu à huit dixièmes de Tréluyer, puis l'a dépassé et a pris la tête, salué par les applaudissements des mécaniciens dans le stand nippon. Quelques minutes plus tard, Davidson, qui venait de prendre le relais de Sébastien Buemi dans l'autre Toyota, la N.8, a entamé son relais sur un rythme élevé et a voulu doubler une Ferrari au freinage de Mulsanne.

La Ferrari s'est rabattue brutalement devant la Toyota, qui s'est envolée et a fait une énorme cabriole avant de se fracasser contre le mur de pneus. Le public a retenu son souffle, sur place et devant les écrans géants, jusqu'à ce que l'ex-pilote Peugeot Sport agite les bras en tentant de sortir de son cockpit.

Piergiuseppe Perazzini, le pilote italien de la Ferrari de l'écurie AF Corse qui avait provoqué l'accident, est sorti indemne de sa voiture qui a terminé sur le toit, contre les pneus elle aussi. Les deux voitures, totalement détruites, ont officiellement abandonné en début de soirée.

Evacué conscient, en ambulance, Davidson, se plaignant de douleurs au dos, est d'abord passé au PC sécurité du circuit, puis est parti pour l'hôpital du Mans afin de passer des radios de contrôle.

Le rail de Mulsanne ayant été réparé, et les pneus remis en place, la course est repartie à 19h15 GMT et le Japonais Nakajima, qui venait de remplacer Lapierre sur la Toyota N.7 rescapée, a repris la course en 2e position, l'Audi N.1 étant repassée en tête grâce à un ravitaillement précoce de Tréluyer, remplacé par Fässler dès le début de la neutralisation.

Dès la relance de la course, Nakajima, peut-être énervé par le trafic en piste, en tout cas très maladroit, a envoyé dans le mur la Delta Wing à moteur Nissan, qui occupe le 56e stand réservé aux nouvelles technologies. Il a dû rentrer au stand aussitôt pour changer son capot arrière, abîmé dans l'accrochage, ce qui lui a fait perdre trois précieuses minutes.

Les deux voitures engagées par le Pescarolo Team ont accumulé les problèmes. La Pescarolo-Judd N.16 d'Emmanuel Collard n'a pas pu prendre le départ en même temps que les autres, s'élançant de la voie des stands, à la fin du premier tour, avant d'y rentrer au bout d'un tour seulement, pour une vérification.

Ensuite revenue aux stands, elle n'a bouclé que 20 tours, a été rejointe pendant un long moment par la Dome-Judd N.17 de l'écurie française, puis a abandonné à 17h34 GMT, en raison officiellement d'un problème de colonne de direction.

dlo-nk/es

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