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Woods et Furyk à égalité en tête de l'Omnium des É.-U.; Toms est aussi à moins-1

15/06/2012 06:05 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

SAN FRANCISCO - Juste au moment où l'Omnium des États-Unis semblait s'amuser à ridiculiser les golfeurs professionnels vendredi, Tiger Woods a mené un trio de joueurs expérimentés qui ont racheté leur honneur.

Woods, qui s'est approché à une ronde supplémentaire d'avoir l'opportunité de remporter un 15e titre majeur en carrière, a effacé une séquence de trois bogueys sur le neuf d'aller en route vers un score de 70.

Jim Furyk, qui a remporté le titre de l'Omnium des États-Unis il y a neuf ans à Chicago, a dompté l'Olympic Club et remis une carte de 69 (moins-1). L'ex-champion du Championnat de la PGA David Toms a démontré sa stabilité en bouclant le parcours en 70 coups.

Ils furent les trois seuls golfeurs à demeurer sous la normale à l'aube des rondes du week-end.

Et ils ont démontré que ce parcours — l'un des plus difficiles des dernières années — était négociable, après que l'adolescent de 17 ans Beau Hossler se soit emparé temporairement des commandes du tournoi. Le jeune homme a disputé 11 trous sans commettre le moindre boguey. Il s'est toutefois retrouvé dans le pétrin en expédiant sa balle dans l'herbe longue et dans les arbres en bordure du parcours sur l'exigeant neuf d'aller à l'Olympic Club, et il a finalement dû se contenter d'un score de 73 (plus-3).

Ce ne fut pas la seule surprise.

Le champion en titre Rory McIlroy a raté le seuil de qualification pour la quatrième fois à ses cinq derniers tournois. Il a établi un record de l'Omnium des États-Unis l'an dernier au Congressional en jouant 131 après 36 trous. Il accusait un retard de 19 coups sur ce résultat à l'Olympic, et son résultat de 73 vendredi a porté son total des deux premiers jours à 150.

«Ce n'était pas ce que j'anticipais», a-t-il dit.

Outre McIlroy, Luke Donald, le no 1 mondial, le champion du Tournoi des Maîtres Bubba Watson et Dustin Johnson, qui venait de triompher la semaine dernière à la Classique St. Jude, ont tous plié bagages précipitamment.

Il n'en fallait pas beaucoup à cet Omnium des États-Unis pour éliminer les meilleurs joueurs du plateau.

Woods a dû frôler la perfection simplement pour se retrouver sous la normale.

«Et bien, ce n'était pas si simple, a reconnu Woods. Ce terrain était tellement rapide... Il fallait rester patient autant que possible.»

Ils se sont retrouvés à 139 (moins-1). Tous les autres golfeurs étaient au-dessus de la normale.

Graeme McDowell, le champion de l'Omnium des États-Unis il y a deux ans à Pebble Beach, a laissé filer trois coups sur ses quatre derniers trous pour boucler sa ronde en 72 coups. En dépit de cela, il était au coeur de la course à deux coups derrière à 141, en compagnie de l'ex-vétéran de LSU John Peterson (70), du Belge Nicolas Colsaerts (69) et de Michael Thompson, le meneur à l'issue de la première ronde dont le score de 75 était neuf coups plus loin.

«C'est difficile de s'amuser là-bas», a admis McDowell.

Woods a remporté son deuxième tournoi de l'année il y a deux semaines au Memorial, et il n'a pas perdu son rythme. Peut-être que ça ne paraît pas au niveau du score, mais au classement certes.

«Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir», a-t-il dit.

Woods a remporté huit événements consécutifs lorsqu'il partageait — au minimum — les commandes d'un tournoi à l'aube des rondes du week-end d'un tournoi du Grand Chelem, une séquence qui s'est terminée en 2009 au Championnat de la PGA lorsque Y.E. Yang a effacé un déficit de quatre coups pour l'emporter. Woods n'a jamais plus été dans la course au titre dans un tournoi majeur depuis ce temps.

Mais partager les commandes avec d'autres champions de tournois majeurs n'est peut-être pas une coïncidence.

«Peu importe qui remporte ce tournoi de golf, il sera un grand champion, quelqu'un qui a probablement triompher auparavant, qui peut gérer ses émotions et l'adversité à l'Omnium des États-Unis, et quelqu'un qui a de l'expérience», a dit Toms. «Du moins, c'est ce que je crois. On ne sait jamais. Des choses étranges peuvent se produire, mais je pense que tous ces éléments vont se traduire par des résultats au tableau indicateur en fin de journée dimanche.»

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