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Une première Chinoise s'envolera dans l'espace pour une mission de dix jours

15/06/2012 07:40 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

JIUQUAN, Chine - La Chine enverra une femme dans l'espace samedi, pour la première fois de son histoire.

Liu Yang, une pilote de l'armée de l'air âgée de 34 ans, aura pour mission de travailler à la construction d'une station spatiale temporaire avec deux collègues masculins.

Les trois astronautes s'envoleront dans l'espace à bord du véhicule spatial Shenzhou 9, qui s'amarrera au module spatial Tiangong 1 présentement en orbite à 343 kilomètres de la Terre.

Le lancement aura lieu samedi à 18 h 37 heure locale (8 h 37 heure de Montréal) au Centre de lancement des satellites de Jiuquan, près du désert de Gobi, dans le nord de la Chine.

Deux des astronautes vivront et travailleront dans le module spatial pour tester ses systèmes et procéder à des expériences, tandis que le troisième restera dans le véhicule spatial pour gérer les urgences imprévues. Les astronautes passeront dix jours dans l'espace avant de revenir sur Terre à bord d'une capsule, qui devrait atterrir dans les prairies de l'ouest de la Chine à l'aide de parachutes.

La mission sera commandée par Jing Haipeng, un vétéran des voyages spatiaux chinois. L'autre membre de l'équipe est Liu Wang, lui aussi pilote dans l'armée de l'air comme Liu Yang.

«On pourrait dire que cette mission est une combinaison de l'ancien et du nouveau et une nouvelle coopération entre hommes et femmes», a déclaré la porte-parole du programme spatial chinois, Wu Ping.

«Envoyer des femmes dans l'espace est non seulement un devoir dans le développement des missions spatiales habitées, mais aussi une attente du public», a affirmé Mme Wu. «C'est un événement historique.»

Le succès éventuel de la mission devrait ouvrir la voie à des projets plus ambitieux, notamment la création d'une station spatiale chinoise permanente et des missions sur la Lune. La Chine espère se joindre aux États-Unis et à la Russie pour devenir le troisième pays à maintenir une station spatiale en orbite de façon indépendante. La Chine fait déjà partie du club restreint des pays qui ont envoyé leur propre navette habitée dans l'espace.

La station spatiale temporaire Tiangong 1, mise en orbite en septembre, n'est pour l'instant qu'un prototype. L'objectif est de la remplacer par une station spatiale permanente plus grosse qui devrait être complétée d'ici 2020.

Cette future station devrait peser environ 60 tonnes, soit le sixième du poids de la Station spatiale internationale (SSI), un projet qui regroupe 16 pays, mais pas la Chine.

Les spécialistes estiment que l'exclusion de la Chine de la SSI, principalement à cause des objections des États-Unis, a été l'une des principales raisons du lancement du programme spatial chinois il y a 20 ans, qui atteindra son point culminant avec la mission de samedi.

La Chine a envoyé son premier homme dans l'espace en 2003.

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