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Un «vendredi de la colère» plus calme que prévu en Tunisie

15/06/2012 02:47 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

TUNIS, Tunisie - La «journée de la colère» que les islamistes radicaux voulaient organiser vendredi en Tunisie s'est finalement déroulée sans incident, en dépit des appels à la violence.

«La situation sécuritaire est normale dans tout le pays et il n'y a aucune raison de s'inquiéter outre mesure», a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouch. À Tunis, un dispositif de sécurité renforcé a été déployé au centre-ville et autour des mosquées, a constaté l'Associated Press.

À la mosquée El-Fatah, au coeur de la capitale, les fidèles venus en grand nombre ont terminé leur prière dans le calme. Certains s'en sont cependant pris à des journalistes présents sur les lieux en les accusant d'«attiser le feu de la discorde entre les Tunisiens».

La veille, le ministre de l'Intérieur, Ali Laârayedh, avait averti que des dispositions avaient été prises pour faire face à tout débordement, en mettant en garde ceux qui voudraient «semer le chaos».

Le parti islamiste modéré Ennahda au pouvoir avait appelé à des «manifestations pacifiques» pour «défendre la révolution et les valeurs sacrées», avant d'y renoncer jeudi.

Des manifestation prévues à l'initiative du Hizb Ettahrir, une formation islamiste radicale non reconnue, et d'un courant salafiste jihadiste, Ansar Al Charia, ont été annulées dans la foulée.

Les mouvement islamistes avaient appelé à manifester pour dénoncer une exposition artistique à La Marsa jugée blasphématoire.

Le gouvernement a levé vendredi soir le couvre-feu temporaire imposé mardi à Tunis et dans plusieurs régions de l'intérieur du pays à la suite de manifestations violentes contre l'exposition.

La décision a été prise par les ministères de la Défense et de l'Intérieur, qui l'ont justifiée par «l'amélioration de la situation sécuritaire et compte tenu des intérêts des citoyens».

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