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Syrie: l'OSDH dit à la mission de l'ONU de stopper les violences ou partir

15/06/2012 11:44 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a déploré vendredi que les observateurs déployés par l'ONU en Syrie pour faire appliquer un cessez-le-feu en soient réduits à n'être que "témoins des meurtres", les invitant à faire cesser les violences ou quitter le pays.

"Les observateurs internationaux jouent désormais le rôle de témoins des meurtres", a estimé l'organisation basée en Grande-Bretagne, condamnant la récente recrudescence des violences en dépit de leur présence.

Les observateurs ont été déployés mi-avril pour surveiller la trêve négociée par l'émissaire international Kofi Annan entrée en vigueur le 12 avril mais constamment ignorée depuis.

"Il faut souligner que le nombre de victimes a considérablement augmenté au cours du mois écoulé", fait valoir l'OSDH, selon qui les violences en Syrie ont fait plus de 14.400 morts, en grande majorité des civils, depuis le début de la révolte contre Bachar al-Assad en mars 2011, dont plus de 2.300 au cours du mois écoulé.

"Nous appelons les observateurs internationaux à oeuvrer pour l'application immédiate du plan de Kofi Annan et du cessez-le-feu afin de faire cesser les meurtres en Syrie ou à rentrer chez eux", écrit l'organisation dans un communiqué.

Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, a affirmé vendredi que le travail de sa mission chargée de surveiller le cessez-le-feu était "limité par les violences" qui ravagent le pays depuis quinze mois.

A Haffé par exemple, ville du nord-ouest de la Syrie bombardée entre le 5 et le 12 juin par les troupes du régime, "nous n'étions pas sur le terrain" au moment des faits, a-t-il regretté.

Les observateurs ont tenté une première fois mardi de se rendre sur place, mais il en ont été empêchés par des habitants d'un village voisin soutenant le régime, puis ils avaient essuyé des tirs et avaient dû rebrousser chemin.

Ce n'est que jeudi, au lendemain de la reprise de la ville par les forces du régime qu'ils ont pu y accéder. Ils avaient alors noté "une forte odeur de mort" dans l'air, selon un communiqué de l'ONU.

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