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Obama et Poutine discuteront au G20 de leurs "désaccords" sur la Syrie (USA)

15/06/2012 02:25 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine discuteront de leurs "désaccords" sur la conduite à tenir en Syrie en marge du sommet du G20 au Mexique la semaine prochaine, a annoncé vendredi le département d'Etat américain.

"Manifestement, des désaccords persistent en ce qui concerne la Syrie, mais ce sera une bonne occasion pour les deux présidents de se rencontrer et d'en discuter", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

La Russie avait auparavant nié être engagée dans des discussions avec l'Occident sur des changements politiques en Syrie qui impliqueraient le départ du président Bachar al-Assad et insisté sur la présence de l'Iran à une possible conférence sur la Syrie à Genève.

Mme Nuland avait déclaré jeudi que les Etats-Unis et la Russie avaient des désaccords sur la Syrie, mais que les deux pays "continuaient de parler d'une stratégie de transition post-Assad".

Victoria Nuland a assuré vendredi qu'elle ne voulait pas parler au nom des Russes: "Nous parlions de la direction générale vers laquelle nous souhaitons voir la Syrie évoluer, des principes généraux que la secrétaire d'Etat a évoqués pour une transition après Assad".

"En ce qui concerne notre dialogue avec les Russes, nous évoquons ensemble absolument tous les sujets", a-t-elle poursuivi: "Nous parlons de la situation en Syrie, nous parlons de la manière dont nous pouvons mettre en oeuvre le plan de sortie de crise de Kofi Annan dans tous ses aspects".

Le plan en six points de l'émissaire international Kofi Annan implique entre autres une transition politique menée par les Syriens.

De son côté, le conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison Blanche Ben Rhodes a assuré vendredi que le but des Etats-Unis n'était pas de mettre un terme à l'influence russe en Syrie. "Nous avons dit très clairement que notre objectif en Syrie n'était en rien la fin de quelque influence russe que ce soit", a-t-il déclaré à des journalistes.

"Notre objectif, c'est la fin des violences commises contre le peuple syrien et l'arrivée d'un gouvernement qui reflète la volonté des Syriens", a poursuivi M. Rhodes, soulignant que pour cela, le départ de Bachar al-Assad était nécessaire.

"Que la Syrie continue à avoir de bons rapports avec la Russie, que la Russie ait toujours de bonnes relations avec le futur gouvernement syrien, c'est dans l'ordre des choses pour deux nations souveraines", a ajouté M. Rhodes.

Il a également déclaré que Washington cherchait à vérifier les informations de NBC News selon lesquelles Moscou avait envoyé des soldats garder son port et sa base militaire installée en Syrie à Tartous, la seule base navale russe en Méditerranée.

Lors du sommet du G20 mexicain, Barack Obama va également s'entretenir mardi de la Syrie et de l'Iran avec son homologue chinois Hu Jintao, a annoncé un haut responsable de la Maison Blanche.

La Chine, aux côtés de la Russie, est l'un des deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU qui bloque toute condamnation de la répression en Syrie.

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