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La fracturation hydraulique ne causerait pas de séismes importants

15/06/2012 04:50 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - La pratique controversée de la fracturation hydraulique pour extraire du gaz naturel ne pose pas de risques de déclencher des tremblements de terre suffisamment puissants pour être ressentis, mais d'autres genres d'excavations reliées à l'énergie pourraient provoquer un séisme d'envergure, conclut un important rapport scientifique du gouvernement américain.

Si elles sont possibles, ces secousses sismiques assez puissantes pour être constatées sont toutefois très rares, précise un rapport spécial du Conseil national de la recherche. En plus de 90 ans de surveillance, l'activité humaine n'a provoqué que 154 tremblements de terre, dont une majorité de secousses faibles ou modérées. De ceux-ci, seuls 60 sont survenus aux États-Unis. Par comparaison, environ 14 450 séismes de magnitude 4 ou supérieure se produisent chaque année, selon le rapport publié vendredi.

Avec un accroissement des forages pour satisfaire l'appétit énergétique américain, il est important de garder un oeil sur les fracturations hydrauliques et les autres types de puits, en plus d'évaluer les répercussions potentielles avant de débuter les opérations, mentionne le rapport. Personne n'a été tué, et aucun dommage sérieux n'a été causé par des séismes d'origine humaine aux États-Unis, selon le document produit pour le conseil, qui fait partie de l'Académie nationale des sciences.

Les forages artificiels, habituellement effectués en injectant des fluides à grande profondeur et à grande pression, peuvent provoquer des secousses parce qu'ils modifient l'équilibre crucial des fluides à l'entrée et la sortie du sol. Cela peut ensuite affecter la pression poreuse du sol, un facteur qui empêche des déplacements des lignes de faille, selon un chercheur.

Une autre étude, trop récente pour être incluse dans le rapport du conseil, souligne qu'un séisme de magnitude 4,7 survenu en 2011 en Arkansas avait été provoqué par l'Homme, et que les scientifiques examinaient toujours un tremblement de terre de 2011 de magnitude 5,6 en Oklahoma.

Si le pays commence à récupérer le dioxyde de carbone lié au réchauffement climatique provenant des centrales au charbon et à le stocker sous terre, il existe des risques de séismes plus importants en raison de la quantité de gaz qui devrait être enterrée, précise le rapport, qui en appelle à de plus vastes études sur le sujet.

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