DIVERTISSEMENT

Francofolies 2012: Julien Clerc au Théâtre Maisonneuve pour le spectacle de clôture

15/06/2012 03:40 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT
Victor Diaz Lamich

Accompagné d'une quarantaine de musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal, ainsi que de son chef musical Philippe Uminski, son pianiste et son batteur, le populaire artiste français Julien Clerc sera symphonique, samedi soir, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Un événement à grand déploiement pour le spectacle de clôture de la 24e édition des FrancoFolies.

Arrivé dans la métropole hier, Julien Clerc a rencontré les médias. Tout sourire, décontracté, il a veillé à répondre de son mieux à plusieurs questions concernant son choix créatif du moment et de son œuvre, qui s'écoule sur 40 années.

« Je pense que mon concert est en concordance avec le reste de mon travail, a expliqué l'icône de la chanson française. « Ça me semblait cohérent avec la musique que je compose. Vous savez, à force d'en voir, je me suis dit qu'on pourrait très bien faire un spectacle qu'on adapterait à la sonorisation. Il suffit de réarranger les chansons. C'est du boulot, mais c'est faisable. C'est seulement un défi supplémentaire de faire un spectacle pop sans instrument électrique. Pour le reste, je survole le répertoire que je fais, quoi », a-t-il lancé en souriant.

Face à la chanson

Pour cette soirée fort attendue, Julien Clerc envisage de présenter cinq ou six pièces de son vingtième album studio intitulé Fou, peut-être (bel essai paru en Europe en novembre 2011 et écoulé à plus de 200 000 exemplaires à ce jour) pour lequel il a notamment collaboré avec Charles Aznavour, Maxime Le Forestier et Alex Beaupain.

Bien entendu, il jouera aussi une panoplie de ses classiques tels que « Ma préférence », « Femmes je vous aime », « Fais-moi une place », « This Melody » ou encore « Cœur de rocker ».

« J'ai fait quelques changements depuis le début de la tournée en France. J'ai par exemple été chercher deux chansons que nous avons écrites avec Plamondon. Je pense à « La fille aux bas nylon », dont le résultat des orchestrations signées par Uminski est magnifique. J'espère seulement que les musiciens de l'OSM accepteront de la jouer avec moi. Je dois en parler cet après-midi. Les violonistes devront chanter dans le petit micro de leur instrument, car je n'ai pas de choristes. On verra », s'enthousiasme Julien Clerc, qui semble néanmoins confiant de leur éventuelle réaction.

Il faut dire qu'il a en général la sympathie des musiciens d'ici, habitué des Francos (il n'a toutefois pas participé au festival depuis 14 ans) et des artistes de la Belle Province. De son propre aveu, il aime beaucoup les Québécois, « qui continuent de vivre leur culture » : « J'admire cette vivacité, ce combat de quelques millions de personnes entourées de 300 millions d'anglophones. »

« J'adore aussi ce grand festival que sont les FrancoFolies, d'autant plus que j'aime beaucoup Montréal », poursuit le chanteur. « C'est seulement la seconde fois que je jouerai avec un orchestre local, je veux dire qui n'est pas le mien. L'autre fois c'était avec l'Orchestre national de Lorraine, à Metz et à Bourges. Pour les musiciens, c'est bien, ça les sort de leur travail habituel. Je pense que c'est une expérience passionnante, dont le concert est enthousiasmant à faire. »

Son acolyte Philippe Uminsky, assumera la première partie en présentant son nouvel opus Mon premier amour.

Julien Clerc, au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts, samedi soir, à 20 h.