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Euro: Les Pays-Bas et Italie se retrouvent en difficulté dans leur groupe

15/06/2012 12:52 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

VARSOVIE, Pologne - En tête de leur groupe après leurs deux premières rencontres de l'Euro 2012, la Russie, l'Allemagne et l'Espagne, championne d'Europe en titre, sont en position favorable pour se qualifier en quarts de finale du tournoi avant leur ultime rendez-vous du premier tour.

Ce n'est en revanche pas le cas pour l'Italie, un des négligés de la compétition, et encore moins pour les Pays-Bas qui en étaient pourtant un des favoris.

Avec quatre points, la Russie peut se contenter d'un match nul dans la rencontre qui l'opposera, samedi, à Varsovie, à la Grèce pour le compte du groupe A. La situation du champion d'Europe 2004 sera exactement inverse. Avec un point seulement, la Grèce doit gagner pour ne pas quitter l'Euro.

Souvent très défensive, la sélection grecque va donc devoir jouer contre-nature alors que, de son côté, la formation russe va peut-être devoir freiner son tempérament offensif. La Russie possède la meilleure attaque du tournoi (cinq buts à égalité avec l'Espagne) dont trois pour Alan Dzagoev.

«Ce sera un match très âpre pour les deux équipes, a pronostiqué Dick Advocaat, l'entraîneur de la Russie. Ils doivent gagner. Un nul est suffisant pour nous.»

Dans cette même poule, la Pologne, un des deux pays organisateurs, se prend à rêver d'une première qualification en quarts de finale d'un Euro. Pour cela, et après ses deux matches nuls contre la Grèce et la Russie sur le même score de 1-1, elle devra signer son premier succès du tournoi aux dépens de la République tchèque, samedi, à Wroclaw.

«Ce sera comme une mini-finale pour nous, a avancé le capitaine Jakub Blaszczykowski. Ce sera le match le plus important dans un passé récent pour nous tous.»

Les Tchèques comptent un point de plus que leurs voisins polonais et, en cas de succès, c'est eux qui empocherait un billet pour le deuxième tour.

Familièrement appelé «groupe de la mort», le groupe B ne tient pas toutes ses promesses mais ses quatre protagonistes peuvent encore prétendre, à des degrés divers, se qualifier.

L'Allemagne, finaliste de la précédente édition, tient la corde. Elle a remporté ses deux premiers matches et est sûre de boucler le premier tour en tête de sa poule et d'aller au tour suivant si elle ne perd pas face au Danemark, dimanche, à Lviv, face au Danemark. Mais les Danois promettent de livrer bataille car, en cas de succès sur les Allemands, ils seront qualifiés.

Le Portugal et les Pays-Bas, qui s'affronteront dimanche à Kharkiv, ne contrôlent pas totalement leur destin. Vice-championne du monde, et présentée comme principale rivale de l'Espagne avant la compétition, la sélection néerlandaise a perdu ses deux premiers matchs et se trouve dans une situation désespérée. Les Oranje devront retrouver leur efficacité offensive pour battre le Portugal avec au moins deux buts d'écart mais cela ne suffira pas si l'Allemagne ne bat pas le Danemark.

Dans le groupe C, seuls trois des quatre compétiteurs sont encore en lice.

Le champion d'Europe espagnol qui avait été tenu en échec par l'Italie (1-1) pour son premier match a redressé la barre et s'est hissé en haut du classement en battant l'Irlande (4-0). Un nul lui suffira, lundi, face à la Croatie, à Gdansk, pour poursuivre la défense de son titre. Mais la Croatie, deuxième, à égalité de points avec l'Espagne, se qualifierait en cas de victoire.

Troisième avec les deux points de ses matchs nuls contre l'Espagne et la Croatie (1-1), l'Italie n'a toutefois pas dit son dernier mot. Elle sera qualifiée si elle bat, lundi à Poznan, l'Irlande, déjà éliminée, et si la rencontre entre l'Espagne et la Croatie a un vainqueur.

Surtout déçus de n'avoir pu battre la Croatie après avoir mené au score et vendangé de nombreuses occasions de tuer le match, les Italiens restent toutefois confiants.

«L'équipe est encore en course et nous nous battrons jusqu'au bout», a promis leur entraîneur Cesare Prandelli.

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