NOUVELLES

Euro-2012 - La gazette: De Varsovie à Kiev

15/06/2012 12:02 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

Anonymes. Interrogés par une journaliste polonaise quant à savoir s'ils avaient beaucoup été harcelés jusque-là par des paparazzi, les joueurs espagnols Javi Martinez et Juanfran ont répondu avec le sourire. "Non, nous non", se sont esclaffés les deux joueurs de la Roja qui possèdent tous deux un statut de remplaçant parmi les 23 joueurs de la "Seleccion".

Migrations. Sur les 16 pays en lice, 15 comportent dans leur équipe des joueurs ayant une double nationalité ou issus de l'immigration, selon le Fond d'intégration autrichien (OeIF), un organisme spécialisé dans les phénomènes migratoires. Le champion d'Europe de la mixité est la France, dont 13 des 23 joueurs sont d'origine étrangère, du Mali au Sénégal en passant par l'Algérie et la Pologne. Suivent derrière la Croatie et les Pays-Bas avec 9 joueurs, et, plus étonnant, l'Eire, dont 8 joueurs restent toutefois d'origine britannique. "Ces chiffres démontrent l'énorme potentiel des sports en terme d'intégration", estime l'OeIF. Seule la Russie a dérogé à cette tendance, tous ses joueurs étant d'origine russe.

Recadrage. Les "tensions" n'existent pas qu'entre les joueurs de l'équipe de France, puisque Laurent Blanc s'est permis de "recadrer" le chef de presse Philippe Tournon qui a laissé transparaître son énervement lorsque la volontaire de l'UEFA n'a pas été assez rapide pour amener le micro à un journaliste qui souhaitait poser une question. "Ne t'énerve pas, la demoiselle a une perche de cinq mètres dans les mains et ce n'est pas si facile que ça", lui a intimé le sélectionneur avant d'arborer un sourire coquin. M. Tournon en a rougi.

Ferveur. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a considéré l'Irlande comme "la vraie gagnante de l'Euro-2012", grâce à ses supporteurs "fantastiques". "Même si nous ne connaissons pas encore les finalistes, le vrai gagnant de l'Euro-2012, c'est l'Irlande, grâce au comportement fantastique de ses supporteurs", a déclaré M. Tusk. Des milliers de supporteurs irlandais sont venus en Pologne pour assister aux rencontres de leur équipe nationale. Leur attitude pendant et en dehors des matches a impressionné les Polonais, notamment avec leurs chants retentissant dans les stades et dans les rues, malgré l'élimination du tournoi lors des matches de groupe. A leur tour, les Irlandais ont apprécié l'accueil très chaleureux qui leur a été réservé en Pologne. Le service officiel des supporteurs de l'Eire a abondé en inscriptions de remerciement et en déclarations d'amitié envers la Pologne (http://www.ybig.ie/forum/thank-you-poland_topic39633.html).

Retrouvailles. Le quart de finale de l'Euro entre l'Espagne et la France sera l'occasion pour plusieurs acteurs de la finale du Championnat d'Europe 2004 des moins de 17 ans de se retrouver huit ans après au plus haut niveau. A cette époque, les Bleuets avaient été sacrés aux dépens des Espagnols, battus 2 à 1 avec notamment un but de Samir Nasri. Outre le milieu offensif, les attaquants Jérémy Ménez et Hatem Ben Arfa, titulaires en finale, pourraient ainsi croiser la route de Gerard Piqué et de Cesc Fabregas probablement revanchards. Karim Benzema, remplaçant non entré en jeu il y a huit ans, sera lui en revanche certain de mener l'attaque française.

Intuition. L'ancienne vedette néerlandaise Ruud Gullit, vainqueur de l'Euro en 1988, est certain que la France va mettre un terme au règne de l'Espagne tenante du titre, en quart de finale de l'Euro, samedi. Gullit qui a une tribune sur le site internet Laureus.com, s'épanche ainsi: "J'ai le sentiment, ne me demandez pas pourquoi, que la France est l'épouvantail du tournoi". "Oubliez la défaite contre la Suède (2-0 pour le dernier match du groupe D, ndlr), je crois qu'ils ont des joueurs en mesure d'aller jusqu'au bout, et donc capables de battre les Espagnols. L'Espagne devra être très prudente, mais je mise sur une qualification de la France".

bur/nip/grd

PLUS:afp