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De faibles risques que la fracturation hydraulique provoque des séismes (rapport)

15/06/2012 07:53 EDT | Actualisé 15/08/2012 05:12 EDT

La technique de fracturation hydraulique, utilisée pour l'extraction des gaz et huiles de schiste, peut provoquer des séismes, même si les risques restent faibles, affirme une étude américaine publiée vendredi par le Conseil national de recherche américain.

La fracturation hydraulique, qui consiste à injecter à très haute pression de grandes quantités d'eaux avec du sable et des additifs chimiques afin de libérer le gaz prisonnier de la couche rocheuse, est accusée par les écologistes de polluer les nappes phréatiques et l'air.

Cette technique ne présente pas "un haut niveau de risque" de provoquer des séismes de magnitude supérieure à deux, soit suffisamment puissants pour être ressentis, indique dans le rapport Murray Hitzman, professeur à l'Ecole des mines du Colorado (ouest) et président de la commission qui a rédigé le document.

Le rapport souligne qu'un seul cas confirmé a été répertorié dans le monde dans lequel une fracturation a provoqué des séismes, en avril et mai 2011 dans la région de Blackpool (Grande-Bretagne). Des secousses de magnitude 2,3 et 1,5 avaient été enregistrées.

Cette technique est citée comme cause possible d'une série de petites secousses en Oklahoma (sud des Etats-Unis) en 2011, et 13 Etats américains ont signalé des séismes qui pourraient être liés au secteur de l'énergie, selon le rapport, qui note l'existence de 35.000 puits de gaz de schiste aux Etats-Unis.

La capture et le stockage du carbone (CSC), qui consiste à capturer le dioxyde de carbone (CO2), à le comprimer et à l'injecter sous terre, pourrait par exemple "provoquer des incidents sismiques plus importants", souligne le rapport.

ksh/eg/mdm

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