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Volvo Ocean Race (8e étape) - Groupama nouveau leader, accélérateur bloqué

14/06/2012 09:57 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

Les six voiliers de la Volvo Ocean Race, le Français Groupama 4 en tête, déboulaient jeudi à des vitesses hallucinantes vers Lorient, sur la côte française de l'Atlantique, terme de la 8e étape, propulsés par une violente dépression aussi dangereuse pour les bateaux que pour les équipages.

Les premiers concurrents sont attendus dans le port breton vendredi à la mi-journée.

Rarement des monocoques auront atteint de telles vitesses! Le voilier émirati Abu Dhabi (Ian Walker) a été flashé à 36,7 noeuds et le reste de la flotte a flirté avec les 30 noeuds toute la journée. Le leader français de la course Groupama 4 (Franck Cammas) a enregistré 27 noeuds quelques heures après avoir connu -mercredi soir- une grosse frayeur avec sa grand-voile coincée en tête de mât.

Les pieuses résolutions de modération affichées au départ de la 8e étape à Lisbonne ont manifestement volé en éclats et tous les équipages sont à fond, à la limite du raisonnable.

Le record de distance sur 24 heures de cette 11e édition de la course autour du monde devrait être battu avant l'arrivée à Lorient. Avec 560 milles au compteur, Telefonica (Iker Martinez) tenait la corde en début d'après-midi.

Le record absolu est cependant toujours détenu par le VO70 Ericsson 4 lors de la précédente édition de la Volvo Ocean Race, avec 595,6 milles.

Telefonica a sérieusement ralenti en début d'après-midi, et les organisateurs de la course se sont demandé si le voilier espagnol, en tête de l'étape depuis l'île açoréenne de Sao Miguel, n'avait pas des problèmes.

A 13h00 GMT, il avait repris sa route vers Lorient mais avançait nettement moins vite que ses adversaires.

"C'est de la survie, avait auparavant déclaré son navigateur australien Andrew Cape. Le vent a un peu baissé ce (jeudi) matin, mais va rentrer à nouveau dans la journée, promettant un après-midi agité. On attend des vents de 30 à 40 noeuds".

"C'est limite, avait-il ajouté. Il y a beaucoup d'eau sur le pont. C'est assez effrayant et assez inconfortable. Nous réduisons sans arrêt la voilure. Et on essaie des trucs pour étaler la violence des conditions de navigation".

La flotte devait empanner (virer de bord vent arrière) en fin d'après-midi pour se recaler dans l'axe de Lorient. La manoeuvre promettait d'être délicate compte tenu de l'état de la mer et du vent, mais elle aura le mérite de s'effectuer à la lumière du jour.

Rien à voir avec ce qu'a accompli le Néo-Zélandais Brad Marsh la nuit dernière, perché pendant près de deux heures à 30 mètres au-dessus du pont de Groupama 4 pour débloquer la grand-voile coincée en tête de mât au moment de prendre un ris.

"Le tout à 20 noeuds dans une mer formée, a expliqué l'équipier media de Groupama 4 Yann Riou. Pour vous donner une idée, dans ces conditions, c'est déjà compliqué de rester debout sur le pont. Alors en l'air avec 30 mètres de bras de levier! Je ne comprends même pas comment il a fait! Si vous cherchez le héros du jour, il est là!"

heg/gv

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