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Un envoyé de l'ONU empêché de se rendre au Darfour

14/06/2012 03:03 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

Le nouvel émissaire de l'ONU chargé des droits de l'Homme au Soudan a indiqué jeudi avoir été empêché par les autorités de se rendre au Darfour, une région en guerre civile de l'ouest du pays.

"Nous avions demandé à nous rendre au Darfour, mais on m'a informé qu'il n'y avait pas assez de temps pour préparer" la visite, a déclaré Mashood Adebayo Baderin, lors d'une conférence de presse à Khartoum à l'issue de cinq jours de visite au Soudan, sa première depuis sa nomination en mars.

Son porte-parole a précisé que la demande aux autorités avait été formulée deux semaines avant le début de sa visite au Soudan.

Interrogé par un journaliste de l'AFP qui lui demandait si les autorités avaient refusé de lui fournir une autorisation de se rendre au Darfour, il a répondu: "oui".

"Malgré les assurances du gouvernement selon lequel la situation des droits de l'Homme au Darfour s'est relativement améliorée, j'ai reçu des informations contraires d'autres parties", a-t-il ajouté.

Faute de pouvoir se rendre au Darfour, M. Baderin est resté les cinq jours à Khartoum.

L'expert onusien a précisé qu'il présenterait ses conclusions au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU en septembre.

Les violences au Darfour ont nettement baissé par rapport au pic des années 2003 et 2004, mais la région est toujours le théâtre d'enlèvements, de combats entre troupes gouvernementales et rebelles et d'actes de banditisme.

En 2003, des mouvements issus des tribus non-arabes du Darfour se sont soulevés contre le gouvernement soudanais, dominé par des Arabes. Le régime avait réagi en envoyant des milices, provoquant une guerre civile qui a fait au moins 300.000 morts selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum.

Les principaux groupes rebelles considèrent le régime d'Omar el-Béchir comme trop peu représentatif de la diversité politique, ethnique et religieuse du pays.

sma/vl/tp

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