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Thompson se hisse en tête, Woods à ses trousses à l'Omnium des États-Unis

14/06/2012 10:21 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

SAN FRANCISCO - La première position à l'Omnium des États-Unis appartient à Michael Thompson, mais il devra se méfier puisque Tiger Woods est à ses trousses.

Et les trois meilleurs joueurs au monde ont connu leur part d'ennuis.

Même si Thompson a réussi quatre oiselets sur le neuf de retour du Olympic Club lui permettant de remettre une carte finale de 66 (moins-4), Woods a offert une clinique de golf à l'autre bout du parcours sur la façon de négocier l'un des tests les plus difficiles au golf professionnel.

«Sur le neuf de retour, le fer droit... on dirait que tous les coups roulés disparaissaient au fond de la coupe», a confié Thompson, un golfeur de 27 ans qui dispute son 1er Omnium des États-Unis à titre de professionnel. «Je suis devenu un peu nerveux quand j'ai vu toutes les caméras me suivre. C'est toujours un petit ajustement. En ce sens, j'aimerais être Phil ou Tiger, parce que tu es suivi pas les caméras dès le départ.»

Woods n'a jamais été pris au dépourvu. Aucun de ses coups de départ ne s'est retrouvé dans l'herbe longue bordant les allées. Il n'y avait pas de stress en dépit du fait qu'il s'agisse d'un des tournois majeurs de la saison de la PGA.

Grâce à des oiselets consécutifs en fin de ronde, dont un coup roulé de 35 pieds qui a abouti au fond de la coupe au trou no 5, Woods a entamé le tournoi avec un score de 69 (moins-1). Il a ainsi ravivé l'espoir de voir sa léthargie de quatre ans sans victoire en tournois du grand chelem prendre fin.

«J'ai senti que j'avais le contrôle sur mon jeu, a dit Woods après sa ronde. J'ai suivi mon plan de match — et je l'ai exécuté.»

Pour sa part, Phil Mickelson a frappé son premier coup de départ avec un effet de crochet qui n'a jamais été retrouvé, la balle étant probablement perdue dans les arbres situés à proximité du parcours. Il a ainsi égalé sa pire ronde initiale en carrière à l'Omnium des États-Unis avec un score de 76. Bubba Watson s'est constamment retrouvé dans l'herbe longue et a joué 78, démontrant que son style de golf est plus efficace au Augusta National qu'au Olympic Club.

Et ils n'ont pas été les seuls à souffrir.

Luke Donald, le no 1 mondial, tente de remporter son premier tournoi majeur. Ce ne sera vraisemblablement pas celui-ci. Il n'a pas réussi le moindre oiselet et a joué 79. Il a joué en compagnie de Rory McIlroy, le champion en titre et no 2 mondial, qui a réalisé une ronde de 77. Lee Westwood, le no 3 mondial et autre membre de ce trio, était à plus-4 après six trous et a finalement remis une carte de 73.

Nick Watney a calé son coup d'approche de l'allée pour réussir un albatros au 17e trou, une normale-5, lui permettant de boucler sa ronde en 69 coups. Graeme McDowell, qui a remporté l'Omnium des États-Unis il y a deux ans à Pebble Beach, et Justin Rose ont aussi joué 69 en après-midi. De son côté, David Toms a remis une carte de 69 en matinée, se fiant sur un excellent jeu court et sur une bonne attitude.

«Tu dois simplement te concentrer, tout donner à chaque coup et ne jamais te laisser abattre par le parcours de golf, parce qu'il te punira si tu n'as pas la bonne attitude, si ta concentration n'est pas à point», a dit Toms. «Il y a simplement trop de coups complexes à effectuer, ce qui fait que tu ne peux jamais te relâcher et laisser voguer ton esprit.»

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