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Syrie: Clinton s'explique concernant les hélicoptères russes

14/06/2012 03:03 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le département d'État américain a admis que les hélicoptères russes décrits par la secrétaire d'État Hillary Clinton comme représentant une détérioration du conflit en Syrie sont en réalité des appareils remis à neuf qui appartiennent déjà au régime de Bachar el-Assad.

Les propos de Mme Clinton avaient jeté un froid dans les relations entre Washington et Moscou à la veille d'une rencontre clé entre représentants des deux pays.

La porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, a déclaré que Washington craint néanmoins que les hélicoptères ne soient utilisés pour écraser les groupes d'opposition.

Elle a expliqué que trois hélicoptères sont en route pour la Syrie après avoir été indisponibles pendant six mois. Mme Nuland a déclaré que cela représente trois appareils de plus qui peuvent être utilisés «pour tuer des civils».

Mardi, Mme Clinton avait accusé la Russie d'envenimer le conflit en envoyant des hélicoptères en Syrie, sans préciser qu'il s'agissait d'appareils remis à neuf.

Mme Nuland a refusé d'expliquer, jeudi, pourquoi le département d'État n'a pas dévoilé ce détail plus tôt.

«Qu'il y ait de nouveaux appareils ou qu'ils aient été retapés, les craintes qu'ils puissent servir aux mêmes fins que les hélicoptères actuellement utilisés en Syrie — soit de tuer des civils —, demeurent» a-t-elle affirmé.

«Ce qu'il faut se demander, c'est à quoi ils peuvent bien servir lorsqu'on constate à quelles fins la flotte actuelle est réquisitionnée.»

Moscou n'a pas tardé à répliquer, accusant à son tour l'administration Obama en la qualifiant d'hypocrite dans sa vente d'équipements militaires au Barheïn malgré l'agitation sociale qui règne au pays.

Le ton incisif et visiblement exaspéré de Mme Clinton en avait par ailleurs étonné plusieurs à la Maison-Blanche, et les États-Unis ont pris soin de choisir des mots moins forts dans les jours suivants en détaillant ses craintes sur le rôle de la Russie dans le dossier.

«Le fait que nous ayons nos différends avec la Russie sur certains sujets, et la Syrie en est un en ce moment, ne signifie pas que nous ne puissions pas aller de l'avant avec les Russes dans d'autres dossiers où nos visions sont plus rapprochées», a mentionné jeudi le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney.

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