Les violences en Syrie ont fait plus de 14.400 morts, en grande majorité des civils, depuis le début de la révolte contre Bachar al-Assad en mars 2011, dont plus de 2.300 au cours du dernier mois, a annoncé jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Il y a eu 14.475 personnes tuées depuis mars 2011: 10.117 civils, 3.552 soldats et 807 déserteurs", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahman, président de l'OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni qui s'appuie sur les témoignages d'un important réseau de militants sur le terrain.

Ce bilan classe comme "civils" les combattants rebelles civils qui ont pris les armes contre le régime, parallèlement aux déserteurs.

Depuis le 12 avril, date officielle du début du cessez-le-feu accepté par le régime et l'opposition dans le cadre du plan de l'émissaire international Kofi Annan, les opérations de répression et les combats entre armée et rebelles ont fait au moins 3.353 morts, pour la plupart ces dernières semaines.

"Entre le 13 mai et le 13 juin, il y a eu 2.302 personnes tuées en Syrie", a insisté M. Abdel Rahmane, citant 1.455 civils, 96 déserteurs et 751 soldats, soit près d'un tiers du total.

"Au cours du dernier mois, il y a eu une escalade des affrontements entre les forces du régime et les troupes rebelles comme des bombardements, ce qui a provoqué une forte hausse du nombre des victimes", a expliqué l'OSDH.

Cette observation intervient après les commentaires de responsables de l'ONU et de la diplomatie française, qui ont estimé ces derniers jours que la crise syrienne avait atteint le stade de la guerre civile, une analyse rejetée par le régime mais aussi par un groupe de l'opposition.

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