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L'IIF exhorte le G20 à conjurer une nouvelle récession

14/06/2012 03:39 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

L'Institut de la finance internationale (IIF), organisation bancaire mondiale, a exhorté jeudi le G20 à conjurer une nouvelle récession pour l'économie mondiale en prenant des mesures coordonnées.

"Les marchés attendront et chercheront des preuves d'une réponse politique pour raviver les perspectives de croissance à l'échelle mondiale de manière durable", a affirmé l'IIF dans une lettre à la présidence mexicaine du G20.

Le Mexique a invité lundi et mardi dans la station balnéaire de Los Cabos les chefs d'Etat et de gouvernement de ce groupe de pays riches et émergents.

Pour l'IIF, ce sommet "est peut-être le rendez-vous le plus important pour le G20 depuis le sommet de Londres en avril 2009".

"Le risque d'une récession mondiale, la deuxième en quatre ans, est tout à fait réel", a prévenu le directeur général de l'Institut, Charles Dallara, lors d'une conférence de presse à Washington.

Son organisation a décrit une conjoncture où des pays doivent gérer des problèmes nés "de la crise de 2008-2009 et maintenant exacerbés par les tensions en Europe", et où s'accumulent "des signes inquiétants de fragmentation, y compris un reflux de l'activité bancaire international et une diminution des prêts transfrontaliers et des marchés du financement en gros".

L'IIF a des recommandations pour chaque grand membre du G20, comme de prolonger les ristournes fiscales de l'ancien président George W. Bush pour les ménages aux Etats-Unis.

La zone euro est appelée à définir plus précisément son idée d'"union bancaire", l'IIF suggérant "trois caractéristiques claires: une autorité de supervision centralisée, une assurance sur les dépôts étendue à la zone et des fonds communs de recapitalisation des banques".

"Même si les décisions les plus difficiles doivent, bien entendu, être forgées au sein de l'Europe, les dirigeants européens ont besoin du soutien du G20 et des institutions financières internationales pour renforcer la confiance des marchés dans le fait qu'une solution est prête", a expliqué l'Institut.

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