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Liberia/Côte d'Ivoire: la présidente Sirleaf cherche à sécuriser la frontière

14/06/2012 06:50 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a déclaré jeudi chercher avec son homologue ivoirien Alassane Dramane Ouattara une solution à la frontière entre les deux pays, après de récentes attaques dans l'ouest de la Côte d'Ivoire qui ont fait plusieurs morts, militaires et civils.

"Je suis restée en contact personnel avec le président Ouattara et les deux pays travaillent de concert afin de pouvoir résoudre le problème", a indiqué à la presse Mme Sirleaf à son retour à Monrovia d'un voyage aux Etats-unis.

"Nous allons continuer dans cette direction. Nous aurons une réunion de sécurité aujourd'hui" jeudi, au cours de laquelle "le ministre de la Défense va nous faire un rapport complet de la situation", a-t-elle ajouté.

Elle s'est dite "préoccupée" par la situation après avoir été "impliquée" dans la décision du Conseil national de sécurité prise samedi de fermer la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire après une attaque ayant fait le 8 juin au moins dix-huit morts dont sept Casques bleus nigériens et dix civils.

Une série d'attaques de villages au sud de Taï, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, a été attribuée par le gouvernement ivoirien à des éléments "venus du Liberia".

Au moins quatre civils ont encore été tués par des éléments armés en début de semaine dans la même région, a annoncé l'ONU mercredi.

Mme Sirleaf a affirmé qu'il n'y a "absolument pas de mauvaises relations entre le Liberia et la Côte d'Ivoire. Le président Ouattara et moi sommes de bons amis. Ce que nous allons faire le sera ensemble dans l'intérêt de nos deux peuples".

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a, dans un récent rapport, attribué ces attaques à des forces favorables au président ivorien déchu Laurent Gbagbo basées au Liberia et recourant à des enfants-soldats.

Le gouvernement ivoirien a de son côté affirmé mercredi avoir déjoué une tentative de putsch de partisans de M. Gbagbo.

Ces différentes attaques illustrent une brusque montée de tension en Côte d'Ivoire, un an après la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait quelque 3.000 morts et abouti à la chute du régime Gbagbo.

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