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L'acteur Paul Gross prépare un film sur la guerre en Afghanistan

14/06/2012 06:00 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

BANFF, Alta. - L'acteur canadien Paul Gross retourne sur le champ de bataille, quatre ans après avoir tourné «La bataille de Passchendaele», son épopée sur la Première Guerre mondiale.

Gross, qui porte à la fois les chapeaux d'acteur, de scénariste et de réalisateur, puisera dans certaines de ses propres expériences outre-mer pour son nouveau film campé en Afghanistan, «Hyena Road».

Alors que la mission de combat des Forces canadiennes en Afghanistan tire à sa fin, l'acteur de 53 ans s'y est rendu pour un séjour de deux semaines à la base avancée de Sperwan Ghar, à 30 kilomètres de Kandahar.

Gross a revêtu toute l'artillerie de l'uniforme militaire et s'est joint à une patrouille de soldats à pied, et il affirme n'avoir jamais été aussi conscient de son corps qu'à cette occasion.

Le scénario de son nouveau film est largement basé sur les entrevues menées avec des soldats sur leur travail. Les premières séquences de «Hyena Road» renvoient d'ailleurs aux expériences d'un tireur d'élite.

«C'est l'histoire d'un tireur d'élite et d'un agent du renseignement — tous deux des militaires canadiens —, et d'un légendaire combattant moudjahidine, et sur la façon dont leurs routes se croisent avec des conséquences imprévisibles», a raconté Paul Gross.

Le titre du film a été inspiré par une route construite en partie par les troupes américaines et canadiennes pour relier l'extrémité ouest de Panjwaii à la principale autoroute de Kandahar.

Gross, qui estime avoir tourné quelque 60 heures de vidéos dans la province de Kandahar, a mentionné que le tournage devrait débuter en janvier dans le sud de la Jordanie, une fois que la période d'intense chaleur sera terminée.

Le paysage est semblable à celui de l'Afghanistan, a indiqué Gross, ajoutant que l'histoire serait très différente de celle de «La bataille de Passchendaele».

«C'est un peu l'antithèse de Passchendaele, qui était plutôt une romance et qui ne traitait pas beaucoup de la guerre», a-t-il expliqué.

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