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Investissement Québec se départit de la moitié de sa participation dans Alouette

14/06/2012 03:29 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Investissement Québec (IQ) s'est départi en avril de la moitié de sa participation dans l'Aluminerie Alouette pour 186 millions $ US, ce qui lui a procuré un gain de 97,7 millions US $.

C'est ce que révèle le plus récent rapport annuel de la société d'État, déposé jeudi à l'Assemblée nationale.

La participation d'IQ dans le capital-actions d'Alouette est ainsi passée de 13,33 à 6,67 pour cent. L'acheteur est le conglomérat japonais Marubeni, qui était déjà actionnaire de l'aluminerie de Sept-Îles et dont les intérêts sont passés de 6,67 à 13,33 pour cent.

Chantal Corbeil, porte-parole d'Investissement Québec, a expliqué jeudi que l'institution avait vendu une partie de sa participation afin de financer sa quote-part de l'investissement de 2 milliards $ qui permettra de faire passer de 575 000 à 930 000 tonnes la capacité de production d'Alouette.

«C'est pour équilibrer notre portefeuille qu'on a fait ça, pour ne pas avoir tous nos oeufs dans le même panier», a affirmé Mme Corbeil au cours d'un entretien téléphonique.

La Société générale de financement, maintenant fusionnée à IQ, avait été l'instigatrice du projet Alouette à la fin des années 1980. L'aluminerie est en activité depuis juin 1992. Les autres actionnaires d'Alouette sont Rio Tinto Alcan (à hauteur de 40 pour cent), Austria Metall (20 pour cent) et la norvégienne Hydro Aluminium (20 pour cent).

Résultats

Le rapport annuel indique par ailleurs qu'IQ a réalisé 1412 interventions financières au cours de son exercice qui a pris fin le 31 mars. C'est 25,7 pour cent de moins que les 1899 interventions effectuées en 2010-11.

La valeur globale des interventions a été sensiblement la même au cours des deux dernières années, soit environ 885 millions $. Par contre, le nombre d'emplois créés ou maintenus grâce aux interventions d'IQ a chuté: il a atteint 12 277 en 2011-12, contre 17 288 en 2010-11.

De la même façon, les investissements étrangers obtenus grâce aux activités de prospection d'IQ ont fondu. Il y en a eu 59 d'une valeur totale de 1,2 milliard $ en 2011-12, contre 81 pour 1,8 milliards $ en 2010-11.

D'autre part, la rémunération des hauts dirigeants d'Investissement Québec a bondi considérablement en 2011-12, première année d'existence de la société fusionnée. Le pdg, Jacques Daoust, a touché pas moins de 402 693 $ pendant l'exercice, soit 23,9 pour cent de plus que les 324 961 $ auxquels il avait eu droit en 2010-11.

En fait, la rémunération globale des cinq plus hauts dirigeants d'IQ a enflé de 28,4 pour cent en 2011-12, pour atteindre 1,77 million $.

La société d'État a enregistré des profits nets de 54,6 millions $ en 2011-12, ce qui s'est traduit par un rendement des capitaux propres de 2,44 pour cent.

IQ a notamment comptabilisé des résultats de placements de 60 millions $, des gains sur disposition de placements de 81 millions $, et des pertes sur placements de 127 millions $.

Il est à noter que pendant l'exercice, le gouvernement a injecté 400 millions $ dans le capital d'IQ.

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