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GB: deux inspecteurs en Libye pour l'enquête sur le meurtre d'une policière

14/06/2012 04:11 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Deux enquêteurs de Scotland Yard se sont rendus cette semaine à Tripoli dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une policière britannique en 1984 qui avait conduit à la rupture des relations diplomatiques entre Londres et la Libye, a annoncé jeudi la police.

Les deux policiers, membres de la division antiterroriste-terroriste, ont rencontré des "officiels libyens pour discuter avec eux de la façon de faire progresser l'enquête", a précisé Scotland Yard dans un communiqué.

"Nous espérons que ces discussions préliminaires ouvriront la voie à une collaboration entre la police britannique et les autorités libyennes pour identifier les responsables du meurtre" d'Yvonne Fletcher, a ajouté Scotland Yard.

Les deux policiers, arrivés lundi dans la capitale libyenne, ont regagné le Royaume-Uni mercredi soir. Ils sont "régulièrement en contact" avec la famille d'Yvonne Fletcher et lui feront un compte-rendu de leur visite, selon la même source.

La jeune femme, âgée de 25 ans, avait été tuée alors qu'elle était en faction près de l'ambassade de Libye à Londres, devant laquelle était organisée une manifestation pacifique.

A la suite de ce meurtre, la police britannique avait fait pendant onze jours le siège de l'ambassade, d'où semblait provenir le tir meurtrier. Mais l'auteur du coup de feu avait probablement quitté le pays, Londres ayant expulsé 30 employés de l'ambassade en représailles, et il n'a jamais été arrêté.

La mort d'Yvonne Fletcher, qui avait entraîné la rupture des relations diplomatiques entre Londres et Tripoli jusqu'en 1999, est l'un des épisodes les plus sombres des relations entre les deux pays, avec l'attentat de Lockerbie en 1988.

Fin mai, le chef du gouvernement libyen de transition, Abdel Rahim al-Kib, en visite dans la capitale britannique, avait déposé une gerbe de fleurs à l'endroit du meurtre. Et il avait assuré que Tripoli collaborerait "étroitement" à l'enquête.

John Murray, un policier britannique à la retraite qui traque depuis 27 ans les meurtriers de sa collègue tuée sous ses yeux, avait déclaré en septembre avoir reçu des assurances du nouveau régime libyen que le principal suspect, "en fuite", serait jugé.

Le Royaume-Uni a été, avec la France, à la pointe de l'intervention militaire en 2011 qui a conduit à la chute du régime du colonel Kadhafi en Libye.

na/dh/sd

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