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Euro-2012 - Schweinsteiger tire l'Allemagne vers le haut

14/06/2012 11:24 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

Bastian Schweinsteiger, pénalisé par des pépins physiques lors la saison écoulée, n'est pas arrivé à l'Euro-2012 dans les meilleurs conditions, mais il est redevenu le moteur de l'Allemagne dès son 2e match, mercredi face aux Pays-Bas, avec deux passes décisives à Mario Gomez.

"J'ai été blessé en novembre, puis à nouveau en février. Par la suite, j'ai toujours eu des petits problèmes de temps à autre qui m'empêchaient de m'entraîner à 100%, même si j'arrivais à disputer des matches plutôt corrects", a-t-il confié jeudi.

Le vice-capitaine a, en effet, passé huit mois loin de la Mannschaft avant d'effectuer son retour juste avant le tournoi européen: "Cela fait un moment maintenant que ces problèmes me poursuivent, j'espère que c'est bientôt fini".

Face au Portugal, en ouverture du groupe B (1-0), Schweinsteiger avait livré une prestation sobre, un peu timide même, en se concentrant sur les tâches essentiellement défensives. Un rôle qu'il ne rejette pas.

"Dans une compétition, c'est souvent l'équipe la plus solide défensivement qui va le plus loin. Quand on regarde l'Espagne ou le Barça, on voit qu'ils ont un jeu défensif parfait", argumente le milieu de terrain.

Le sélectionneur Joachim Löw voit justement en lui le baromètre de l'équipe en terme d'agressivité ou de volonté. Ce qui l'amuse plutôt.

"Si on atteint le point où un peu de méchanceté est nécessaire, je saurais me monter méchant. Chaque joueur doit savoir l'être un peu, à sa façon. Mais je pense quand même être quelqu'un de bien", a-t-il répondu.

Mercredi, face au Pays-Bas (2-1), il est redevenu le "patron". Actif en défense, il a aussi effectué des montées décisives, concrétisées par deux buts offerts à "Super" Mario, son partenaire au Bayern Munich. Et le jeu de l'Allemagne, un peu emprunté devant le Portugal, est devenu tout de suite bien plus fluide, plus tranchant aussi.

Mais, fidèle à ses habitudes, Schweinsteiger n'a pas tiré la couverture à lui. Au contraire...

"On a très bien joué sans la balle, dans la façon dont on a créé des espaces les uns pour les autres par des déplacements. Par exemple, sur le premier but, c'est le dédoublement de Jérôme (Boateng) derrière Thomas Müller qui permet à Thomas de me donner le ballon. Cela a peut-être l'air de rien, mais c'est ça qui est à l'origine du premier but", a-t-il sobrement raconté.

Du haut de ses 27 ans et 92 sélections, Schweinsteiger participe déjà à sa 5e compétition internationale et il mesure les progrès effectués par la Mannschaft, 3e des deux dernières Mondiaux et finaliste de l'Euro-2008.

"Ces derniers années, on a remporté beaucoup de succès, on a disputé de très bons matches. Et cette fois-ci, c'est à nouveau le cas. Le Mondial en Afrique du Sud a fait beaucoup de bien à l'équipe, car il a permis d'intégrer de nouveaux joueurs qui profitent aujourd'hui de cette expérience", explique Schweinsteiger, en jugeant l'équipe encore mieux parée pour lutter pour le titre.

"On est plus expérimenté. Par exemple, pour gérer la chaleur hier (mercredi), on a su se reposer en gardant le ballon, en faisant courir l'adversaire. Jouer simple, jouer intelligent et être réaliste devant le but adverse. On a réussi à faire tout cela hier, et c'est pour ça que je suis confiant pour l'avenir", a-t-il conclu non sans avoir rendu un hommage appuyé à Gomez.

"J'étais épaté parce que je n'avais jamais vu Mario s'emmener une balle comme ça. Ensuite, il la met au fond et j'étais sous le choc. S'il continue à faire des trucs comme ça, il va falloir faire attention à ce qu'il ne parte pas au Brésil"!

hap/sk

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