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Euro-2012 - Italie: Balotelli se complique la vie

14/06/2012 02:27 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

Mario Balotelli n'a pas été décisif contre la Croatie (1-1), mercredi à Poznan lors de la 2e journée du groupe C de l'Euro-2012, même s'il a fatigué la défense, semblant trop se poser de question plutôt que de jouer à l'instinct, sa qualité principale.

"+Balo+ réfléchit à deux choses en même temps", regrettait Cesare Prandelli. Le sélectionneur, qui lui avait maintenu sa confiance malgré sa pâle prestation contre l'Espagne (1-1) aimerait que son attaquant prenne plus vite ses décisions sur le terrain.

Le buteur de Manchester City jouait gros, lui qui veut convaincre le monde entier qu'il est un joueur de premier ordre. Mais il n'en a pas montré assez. A l'école, on lui dirait: peut mieux faire.

Mais pour les Croates, il mérite une bonne note. "Quand Balotelli est sorti, on a eu beaucoup moins de problèmes. Il pesait beaucoup sur la défense physiquement, tous les joueurs savent que c'est un grand attaquant, très puissant, qui fait mal aux défenses. Il prenait systématiquement la profondeur et nous a beaucoup gêné", a dit Luka Modric, qui l'a déjà affronté en championnat d'Angleterre avec Tottenham.

Il a en effet beaucoup "pris la profondeur", comme le lui demandait Prandelli, surtout en première période, sur des lancements d'Andrea Pirlo ou d'Antonio Cassano, son partenaire du front de l'attaque.

"L'Italie a deux attaquants de grand classe, a jugé Slaven Bilic, l'entraîneur croate, ils sont vraiment dangereux et en deux contre deux, ils sont très agressifs et nous ont mis en difficulté".

Mais il a paru lent à se décider, comme sur sa première frappe, où il met du temps à se retourner (3). Il a aussi manqué de conviction dans certains gestes, à l'image de cette bonne balle de Pirlo de 40 m où la remise de Balo est trop molle pour que Cassano la reçoive (14).

Après un quart d'heure, il a réussi son premier bon geste, une frappe puissante où cette fois il n'avait pas tergiversé (16), mais Stipe Pletikosa l'a repoussée.

Il s'est aussi beaucoup battu pour l'équipe, secouant les défenseurs, et sa sortie du terrain a été aussitôt suivie de l'égalisation croate par Mario Mandzukic (72e).

Ce Balotelli-là semble bien loin de celui du 11 novembre dernier qui avait brillé dans un autre stade polonais, celui de Wroclaw, où il a marqué d'une frappe surpuissante son seul but pour l'Italie, en dix sélections, lors d'un amical contre la Pologne (2-0).

Il en a peut-être montré assez pour obtenir une troisième titularisation dans cet Euro, lors du match décisif contre l'Eire, lundi à Poznan, mais il n'a pas été possible d'avoir son avis. "Super Mario" est passé en salle d'interview casque sur les oreilles, sans décrocher un mot.

eba/grd

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