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Euro-2012 - France: Mexès face au test Shevchenko

14/06/2012 07:03 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

Peu à son aise en préparation, le défenseur français Philippe Mexès a bien réagi contre l'Angleterre, mais vendredi, face à un Andreï Shevchenko ressuscité par son doublé, il passera un nouveau test contre l'idole ukrainienne, dans le groupe D de l'Euro-2012.

Avant leur entrée en scène lundi, personne n'aurait pourtant osé miser une pièce sur un duel explosif, les deux hommes, au crépuscule de leur carrière, semblant incapables de donner des garanties sur leur état de forme.

La bataille de Donetsk mettra donc aux prises deux joueurs expérimentés. Avec d'un côté le défenseur de Milan, longtemps blessé en Lombardie, où il ne jouit pas d'une confiance immodérée de son entraîneur, et de l'autre, l'ex-buteur vedette des Rossoneri, dont le mal de dos récurrent des derniers mois a soudainement disparu.

Il faut dire que le doublé contre la Suède du Ballon d'or 2004, dont la santé est devenue une préoccupation nationale, agit comme un analgésique efficace.

A 35 ans, "Sheva", qui vient d'atteindre le total de 48 buts en 109 sélections, n'avait plus été à pareille fête depuis 2004!

"Sur le premier, j'ai une super passe, et le deuxième, c'est une combinaison travaillée (sur corner), a détaillé l'Ukrainien. J'ai eu tellement de problèmes au genou et au dos. Aujourd'hui, je suis en forme. Je me sens dix ans plus jeune aujourd'hui. Je suis un attaquant, je cherche l'espace."

Pourtant, après tant de mois passés à l'infirmerie, Shevchenko, auteur d'un petit but en 2007 en trois matches contre les Bleus, va devoir affronter la chaleur de Donetsk, avec l'obligation de faire preuve d'autant de vivacité qu'il y a quatre jours.

Interrogations

L'interrogation est réelle pour un joueur qui n'avait plus été titulaire en sélection depuis novembre 2011. Surtout quelques jours après un léger accident de voiture, aussi bénin soit-il.

Malgré les indéniables qualités de chasseur de buts de Sheva, Mexès aura donc en face son mot à dire. Il pourrait même préférer ce profil, qui l'oblige à moins de mobilité, à ceux des vifs-argent anglais.

En tous cas, le défenseur de 30 ans, dont les 27 sélections en Bleu n'ont jamais été marquées du sceau de la régularité et de la cohérence, a fait en sorte contre l'Angleterre de rassurer son camp.

"Il y avait des interrogations autour de la charnière et de Mexès lui-même, a même reconnu Blanc. Pendant la préparation, on a eu une attention très particulière sur lui, car il avait besoin de travailler. Il a encaissé et accumulé de la fatigue."

Souvent fautif et en manque de rythme en préparation, le Milanais a enfin réussi à hausser son niveau pour son entrée en compétition, coupant plusieurs fois les trajectoires et concédant peu d'occasions dans le jeu.

Engagée dans une course contre la montre pour convertir ses formes en forme, il pourrait avoir encore plus d'arguments avec quatre jours d'entraînement supplémentaires.

"J'ai lu qu'il avait une surcharge pondérale, avait ainsi expliqué le médecin des Bleus. Mais il faut démystifier le fait qu'il apparaisse volumineux. Son pourcentage de masse grasse n'est pas aberrant. Il a fait plus de musculation qu'il en faisait auparavant, y compris du haut du corps."

Des précisions médicales qui pèsent, peut-être, autant que les critiques encaissées pour expliquer son surplus de motivation au coup d'envoi devant les Anglais.

Débonnaire tout au long de la préparation, Mexès est, en effet, resté mutique au sortir de la rencontre, affichant en zone mixte le menton fier des revanchards sûrs de leur fait.

cd/kn/sk

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