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Chuck Strahl est nommé à la tête de l'organisme de surveillance du SCRS

14/06/2012 05:06 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

OTTAWA - L'ancien ministre conservateur Chuck Strahl est le nouveau chef du chien de garde du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

La nomination immédiate de M. Strahl en tant que directeur du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité survient sept mois après la démission surprise de son prédécesseur, et alors qu'une controverse fait rage quant à la surveillance du SCRS.

M. Strahl, âgé de 55 ans, a tout d'abord été élu à la Chambre des communes en 1993, et a occupé plusieurs postes ministériels au sein du cabinet de Stephen Harper, dont les Transports. Il a annoncé en 2005 qu'il souffrait d'un cancer du poumon en raison de son exposition à l'amiante, des années plus tôt.

Le dernier président du Comité, Arthur Porter, a démissionné en novembre dans la foulée d'allégations concernant ses transactions commerciales personnelles.

Constitué de gens nommés — incluant plusieurs anciens politiciens —le comité étudie les diverses activités du SCRS, et fait rapport annuellement au Parlement.

Il s'agit du seul organisme de surveillance du SCRS puisque les conservateurs avaient décidé d'abolir le Bureau de l'inspecteur général, qui rendait des comptes au ministre, dans le but de faire des économies. Le Bureau émettait normalement un certificat annuel indiquant que le SCRS avait respecté la loi et les directions du ministère.

Le gouvernement affirme que le comité reprendra les tâches de l'inspecteur général, mais n'a pas indiqué de quelle façon celui-ci allait procéder.

Le plus récent rapport de planification du Comité, déposé au Parlement, indique que son nombre d'employés et son budget n'augmenteront pas. Ce comité examine normalement les actions passées du service de renseignement, alors que l'inspecteur général était considéré comme étant les «yeux et les oreilles» du ministre.

M. Porter a démissionné après qu'un article du National Post eut révélé que celui-ci avait conclu une entente avec un lobbyiste bien connu sur la scène internationale.

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