Le Canada, fidèle allié d'Israël, est le premier pays à avoir officiellement demandé une minute de silence lors des JO de Londres en mémoire des 11 athlètes tués dans l'attentat des Jeux de Munich en 1972, selon une motion votée jeudi, et ce, contre l'avis du CIO.

La Chambre des communes a adopté jeudi à l'unanimité le texte proposé par le parti libéral du Canada visant à observer un moment de silence lors de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Londres 2012 en mémoire du "pire acte terroriste de l'histoire olympique", selon les termes de la motion.

C'est l'État hébreu qui réclamait, à l'origine, ce moment de recueillement à l'ouverture des Jeux, en souvenir de ses 11 athlètes et entraîneurs assassinés il y a 40 ans lors d'une prise d'otage au Village olympique à Munich. Un policier allemand et cinq membres d'un commando de l'organisation palestinienne "Septembre noir" avaient également péri.

"L'adoption de cette motion fait partie de notre responsabilité de nous souvenir des victimes de cette attaque terroriste qui a eu lieu il y a 40 ans - le devoir de mémoire", écrit le député libéral Irwin Cotler, porte-parole du parti en matière de justice et des droits de la personne, à l'origine du texte.

"Je suis heureux de la collaboration de tous les partis dans une cause commune et j'espère que le CIO acceptera notre demande", poursuit-il dans un communiqué.

Le 22 mai dernier, le Comité international olympique avait annoncé sa décision de ne pas organiser de minute de silence en souvenir de cet attentat.

"Le CIO a régulièrement commémoré la tragédie de 1972 et le fera une nouvelle fois à Londres lors d'une cérémonie qui se déroulera pendant les Jeux, mais il n'y aura pas de minute de silence pendant la cérémonie d'ouverture", indiquait une porte-parole de l'organisation olympique à l'AFP, ajoutant que la décision avait été prise par le CIO en concertation avec le Comité olympique israélien et signifiée à Israël par une lettre du président du CIO, Jacques Rogge.