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Accusations de dopage: la presse américaine évoque la "saga" Armstrong

14/06/2012 09:45 EDT | Actualisé 14/08/2012 05:12 EDT

La presse américaine revenait jeudi matin sur les accusations de l'Agence américaine antidopage (USADA) contre l'ex-cycliste américain Lance Armstrong, évoquant la "longue saga" des mises en cause visant depuis des années le septuple vainqueur du Tour de France.

"Ces accusations sont le dernier chapitre de la longue saga visant à savoir si Armstrong a utilisé des substances interdites au cours d'une carrière dans le cyclisme qui, aux côtés de son combat victorieux contre un cancer des testicules, a fait de lui un héros national", résume le Washington Post.

Rappelant que jusqu'ici le champion a toujours "repoussé" les attaques le visant, le quotidien qui a le premier révélé l'affaire prévient que cette fois-ci "la menace (est) plus dangereuse" pour lui car l'USADA "ne perd presque jamais une affaire".

"Armstrong, 40 ans, a qualifié ces accusations de +chasse aux sorcières+, les mêmes mots que ceux qu'il a utilisés dans le passé pour combattre les accusations de dopage qui le suivent depuis plus de dix ans", souligne de son côté le New York Times.

Mais il peut "se plaindre et gémir tant qu'il veut, l'organisme qui l'a accusé mercredi d'être impliqué dans un vaste système de dopage de 1998 à 2011 fait juste son travail", écrit de son côté dans un éditorial virulent Christine Brennan dans USA Today.

"C'est la mission de l'Agence américaine antidopage d'enquêter sur Armstrong si elle a des preuves qu'il a trahi son sport, ses fans et ses sponsors --et clairement, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a des accusations très précises assurant que c'est ce qu'il a fait", poursuit-elle.

"Les accusations de l'USADA contre Armstrong ont mis longtemps à arriver, trop longtemps pour beaucoup de ses fans et de ses défenseurs qui continuent à souligner qu'il a subi plus de 500 contrôles antidopage et n'a jamais été positif", ajoute Christine Brennan.

"Mais étant donné que parmi d'autres (l'athlète) Marion Jones et (le joueur de baseball) Mark McGwyre, qui ont tous deux reconnu avoir triché, n'ont jamais non plus été contrôlés positif, l'argument est un peu court", conclut-elle.

mdm/bar

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