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USA: le ministère de la Justice abandonne les poursuites contre John Edwards

13/06/2012 05:57 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Le ministère de la Justice américain a annoncé mercredi abandonner les poursuites judiciaires contre John Edwards, l'ancien espoir du parti démocrate, qui était sorti libre fin mai de son procès pour détournement de fonds au profit de sa maîtresse.

Dans une décision de "non-lieu", le gouvernement des Etats-Unis abandonne les cinq chefs d'accusation qui avaient été annulés par un tribunal le 31 mai, les jurés n'étant pas parvenus à se mettre d'accord.

M. Edwards, qui fut colistier du candidat démocrate à la Maison Blanche John Kerry en 2004, puis lui-même candidat à la primaire démocrate de 2008, avait été déclaré non-coupable d'un sixième chef d'accusation.

"Les jurés ne sont pas parvenus à un verdict unanime sur cinq des six chefs d'inculpation, nous respectons cependant leur jugement", a déclaré le ministre adjoint Lanny Breuer, qui s'est félicité du travail de l'accusation.

"Dans l'intérêt de la justice, nous avons décidé de ne pas poursuivre à nouveau M. Edwards pour ces charges", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le ministre en charge des affaires pénales a souligné qu'il savait que "cette affaire, comme toutes les affaires de financement électoral, serait difficile. Mais il est de notre devoir de traduire les cas difficiles en justice quand nous croyons que les faits et la loi permettent de poursuivre un candidat à de hautes fonctions pour une infraction".

John Edwards était passible de 30 ans de prison et d'une amende de 1,5 million de dollars.

Le procès, qui s'est déroulé à Greensboro (Caroline du Nord, sud-est), portait sur l'utilisation de près d'un million de dollars provenant de deux riches donateurs. M. Edwards, âgé de 58 ans, était accusé d'avoir employé cette somme pour loger sa maîtresse Rielle Hunter, vidéaste et membre de son équipe de campagne, avec qui il a eu un enfant, et ainsi camoufler leur liaison.

L'argent provenait d'un riche avocat texan, Fred Baron, mort en 2008, et de Rachel Mellon, aujourd'hui 101 ans, veuve du banquier Paul Mellon.

chv/eg

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