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Surveillance: l'Alberta est sous pression pour inclure les fuites de pipelines

13/06/2012 09:58 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

EDMONTON - Le gouvernement albertain est pressé d'inclure les fuites d'oléoducs à son système de surveillance des impacts environnementaux, toujours au stade d'ébauche.

Les résidants établis près de la zone touchée par le déversement de pétrole du 7 juin dans la rivière Red Deer espèrent par ailleurs que les études ne cesseront pas une fois les opérations de nettoyage complétées.

La forme que prendra le système de surveillance des impacts du développement industriel dans la province demeure toujours à définir, mais un porte-parole du ministère albertain de l'Environnement, Mark Cooper, ne ferme pas la porte à une telle requête, affirmant que l'inclusion des déversements de pipelines est une avenue à explorer.

L'incident de la semaine dernière, qui a entraîné le déversement d'environ 475 000 litres de pétrole dans la rivière, a ravivé l'attention accordée aux impacts globaux des fuites de pipeline dans la province.

Plains Mainstream a fait savoir que son pipeline contenait du pétrole mais que le brut ne circulait pas dans le système à ce moment-là, ajoutant avoir fermé les valves par mesure de sécurité. Des résidants installés près des rives de la rivière Red Deer ont toutefois indiqué avoir vu, plus tard ce soir-là, un chatoiement sur l'eau.

Un comité indépendant s'affaire à déterminer la façon dont les impacts du développement économique de l'Alberta doivent être mesurés, à la fois dans la région des gisements de sables bitumineux et à l'échelle de toute la province. Le comité devrait déposer son rapport le 30 juin.

Le gouvernement albertain a déjà toute une liste d'exigences en matière de nettoyage de déversement et de restauration du site, a quant à lui plaidé le porte-parole Dave Ealy. Il a notamment fait mention des plans de nettoyage des compagnies, qui doivent être approuvés par les autorités provinciales, et les évaluations de l'eau, qui doit répondre aux normes nationales pour la santé de la population. La qualité de l'eau en aval d'un accident écologique doit être la même que celle recueillie en amont, et les bancs de poissons sont soumis à des tests pour les comparer avec les générations antérieures.

Or, depuis 2006, la quantité d'hydrocarbones fuyant accidentellement d'un oléoduc ne s'est pas abaissée sous la barre du 3,4 millions de litres par année.

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