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RSF demande la libération d'intellectuels et blogueurs omanais

13/06/2012 05:52 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Reporters sans frontières (RSF) a demandé la libération d'intellectuels et blogueurs omanais arrêtés pour avoir demandé des réformes politiques, dans un communiqué reçu mercredi par l'AFP.

"Nous sommes inquiets de la répression dirigée à l'encontre des blogueurs d'Oman, destinée à faire taire le mouvement de contestation qui a refait surface dans le sultanat", a indiqué RSF.

"Nous demandons aux autorités de procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de ces blogueurs et de mettre un terme aux arrestations arbitraires", a ajouté l'organisation de défense de la liberté d'expression.

Le blogueur Esmaeel Al-Miqbali a été arrêté, le 31 mai, avec deux autres militants, Habiba Al-Hinai et Yaqoub Al-Kharusi, qui ont été libérés plus tard, a expliqué RSF.

Un autre blogueur, Eshaq Al-Aghbari, a été arrêté le 4 juin. Deux jours plus tard, c'était au tour de Khalfan Al-Badwawi, ingénieur et blogueur, l'un des organisateurs des manifestations de 2011, toujours selon l'organisation.

Une autre vague d'arrestations a eu lieu le 8 juin. Des écrivains et blogueurs ont été arrêtés et placés en détention parmi lesquels Nabhan Al-Hinshi, l'écrivain Humood Al-Rashdi, le poète Hamad Al-Kharousi, le blogueur Hassan Al-Raqishi et les militants et poètes Ali Al-Saedi et Ali Al-Hajji.

La police omanaise a dispersé sans violence mardi soir un petit groupe de manifestants qui s'étaient rassemblés à Mascate pour demander la libération de la trentaine d'intellectuels arrêtés.

Un collectif de militants libéraux du Golfe avait appelé mardi les autorités omanaises à libérer immédiatement ces intellectuels.

Dans un communiqué parvenu à l'AFP, le Forum du Golfe des sociétés civiles a précisé que les autorités avaient arrêté lundi 22 militants qui demandaient la libération de dix autres, appréhendés la semaine dernière.

Oman avait, dans la foulée du Printemps arabe, été secoué au cours de l'hiver 2011 par des manifestations réclamant notamment la création d'emplois.

Le sultan Qabous, à la tête du pays depuis près de 41 ans, a depuis procédé à des remaniements ministériels et élargi les pouvoirs de l'assemblée consultative.

bur/mh/cco

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