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Omnium des États-Unis: on souhaite que le Olympic soit un vrai beau défi

13/06/2012 09:21 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

SAN FRANCISCO - À l'approche de l'Omnium des États-Unis, la question alimentant le plus la discussion est de savoir quel est le passage le plus difficile au club Olympic: les six premiers tous, ou bien la totalité du parcours, tout simplement.

La seule chose qui fait consensus, à peu de choses près, est qu'on ne verra pas une répétition du score inscrit l'an dernier par Rory McIlroy, au Congressional: 268, soit la marge record de 16 coups sous la normale.

Personne ne remet en cause que le tournoi de 2011 a amené les réflecteurs sur le meilleur joueur en la personne de McIlroy. C'est seulement que le tournoi avait des allures de compétition moins prestigieuse, où abondent les score époustouflants.

Parmi d'autres qui s'en sont donné à coeur joie sur un terrain ramolli par la pluie, le Nord-Irlandais n'a eu besoin que de 26 trous pour amener son score à moins 10. Il n'a pas vraiment relâché la pédale par la suite, en route vers un triomphe par huit coups.

«Nous voulons que cet événement soit un vrai beau défi, a dit le directeur exécutif de la USGA, Mike Davis. Rory s'est révélé le meilleur joueur l'an dernier, et il a été un grand champion. Mais je souhaite qu'il n'y ait pas encore quatre jours de conditions pluvieuses, parce que ça ne met pas vraiment en valeur un terrain qui veut couronner un champion d'envergure nationale.»

Voilà qui semble une façon polie de dire qu'on aimerait bien voir le terrain «prendre sa revanche», comme après l'Omnium de 1973, remporté par Johnny Miller avec un 63 en dernière ronde à Oakmont, en Pennsylvanie. En 1974, le score vainqueur de Hale Irwin a été de sept coups au-delà du par au Winged Foot, près de New York.

Personne n'a dominé le parcours du Olympic en quatre Omniums précédents, et on ne s'attend pas à ce que ça se produise cette année.

«Ce n'est pas vraiment une normale 70, a dit le champion du Tournoi des maîtres, Bubba Watson. Comme à Oakmont en 2007, si vous êtes à plus cinq après deux rondes, vous avez probablement de bonnes chances de gagner, à moins d'un gros changement dans la météo ou quelque chose comme ça.»

Le terrain californien a été construit le long d'une gigantesque dune de sable qui mène au lac Merced, ce qui fait que la plupart des allées sont inclinées. La pente est visible même en traversant l'allée au 17e, par exemple. Le quatrième trou a une forte inclinaison vers la droite, avec un vert surélevé.

«C'est un parcours assez unique où les allées ne pardonnent pas beaucoup, a confié Lee Westwood. Sur la plupart des terrains, les concepteurs souhaitent des allées sur le plat ou presque mais ici, on dirait qu'ils préfèrent que la balle tombe d'un côté mais finisse de rouler de l'autre côté.»

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