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Noble hâte ses livraisons de gaz à Israël après l'arrêt du contrat égyptien

13/06/2012 08:57 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Le géant américain Noble Energy a commencé mercredi à livrer du gaz naturel en Israël à partir d'un nouveau gisement sous-marin afin de compenser l'arrêt de la fourniture de gaz égyptien, selon un communiqué de la compagnie.

"Noble Energy et ses partenaires tiennent leur promesse de tout faire pour fournir autant de gaz que possible au marché israélien en l'absence de livraison de gaz d'Egypte", a expliqué l'entreprise.

"Nous commençons aujourd'hui à exploiter le gisement Pinnacle, un mois avant la date prévue", a-t-elle souligné, en référence à un gisement proche du port de Haïfa (nord).

Pinnacle peut fournir 4,24 millions de m3 par jour, "ce qui permettra à Israël d'économiser 650 millions de shekels (134 millions d'euros) cet été", selon le communiqué.

Noble Energy a foré les puits voisins de Noa et Pinnacle pour les connecter à la plate-forme voisine de Mari-B, où il exploite la réserve de gaz "Yam Tethys", déjà sollicitée de manière intensive pour pallier l'arrêt de l'approvisionnement par l'Egypte.

La situation énergétique d'Israël, qui produit 40% de son électricité à partir du gaz naturel, dont, jusqu'en 2011, 43% étaient importés d'Egypte, s'est dégradée après la décision du Caire en avril de dénoncer le contrat. Le gouvernement égyptien s'est néanmoins dit prêt à reprendre ses ventes à l'Etat hébreu, à condition de revoir les prix et les modalités de ce contrat.

En 2010, Israël a découvert les plus importantes réserves sous-marines mondiales de gaz depuis dix ans au large de sa côté septentrionale, provoquant un contentieux avec le Liban qui affirme que les gisements se trouvent dans ses eaux territoriales.

Ces gisements sont exploités par un consortium constitué de compagnies locales et de l'américain Noble Energy.

Israël compte sur ces récentes découvertes pour limiter sa dépendance énergétique, en particulier depuis l'arrêt des livraisons de gaz en provenance d'Egypte, fréquemment interrompues avant même la remise en cause du contrat, en raison d'une série de sabotages du gazoduc, depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.

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