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Le plongeur Alexandre Despatie se blesse à la tête en frappant un tremplin

13/06/2012 08:48 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le plongeur québécois Alexandre Despatie, qui s'est blessé sérieusement à la tête à l'entraînement mardi, en Espagne, devrait être en mesure de participer aux Jeux olympiques de Londres, qui s'ouvriront le 27 juillet prochain.

L'athlète de 27 ans tentait un triple saut périlleux et demi retourné lorsque sa tête a percuté le tremplin alors qu'il effectuait une vrille, entraînant une profonde coupure d'une longueur de 10 centimètres au front. Il a perdu connaissance durant quelques instants et a dû être secouru par les sauveteurs sur place.

Le jeune homme a été aussitôt transporté dans un hôpital de Madrid et a subi une brève intervention chirurgicale mercredi matin. Il devrait obtenir son congé dans un jour ou deux.

Il n'a apparemment pas eu de perte de mémoire et ne montre aucun symptôme de commotion cérébrale.

Selon le chef des opérations techniques de Plongeon Canada, Mitch Geller, Alexandre Despatie aurait eu une légère perte d'équilibre au moment de prendre son envol.

«Ce fut une surprise complète pour nous, a-t-il dit en conférence téléphonique mercredi. C'était tout à fait inattendu. C'est un plongeon très stable dans lequel il est très constant et, en fait, nous n'avons jamais eu quelque préoccupation que ce soit avec sa distance (du tremplin) pour ce plongeon.»

Alexandre Despatie, qui a remporté deux médailles d'argent aux Jeux olympiques, ne pourra se retrouver dans l'eau pour au moins deux semaines, afin de permettre à la plaie de guérir convenablement, ce qui l'oblige évidemment à déclarer forfait au Grand Prix de la FINA en Espagne, pour lequel il s'entraînait.

Son équipe entend tout faire pour l'aider à remonter sur le tremplin avec sa confiance habituelle et la chef de mission adjointe de l'équipe olympique canadienne, Sylvie Bernier, elle-même médaillée d'or en plongeon aux Jeux de Los Angeles en 1984, s'attend à le voir revenir en force.

«C'est sûr qu'au départ il peut y avoir une crainte, mais ça peut partir très rapidement. Ça peut prendre une journée ou deux journées d'entraînement et après on reprend notre routine. Il faut dire qu'Alexandre exécute cette figure depuis pas loin de dix ans!» a-t-elle rappelé lors de cette même conférence téléphonique.

Selon Geller, le fait de ne pouvoir se mouiller durant au moins deux semaines pourrait s'avérer un bienfait pour l'athète lavallois.

«Nous avons maintenant une occasion — en fait, nous y sommes forcés — de nous concentrer sur des éléments qui réclamaient notre attention et nous devrons y consacrer du temps», a-t-il indiqué, faisant référence à l'entraînement «à sec» impliquant des harnais et des éléments d'entraînement de localisation dans l'espace.

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