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Le Mali au centre d'une discussion entre les Premiers ministres algérien et malien

13/06/2012 07:38 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, s'est entretenu mercredi à Alger avec son homologue malien Cheikh Modibo Diarra arrivé la veille au soir pour une visite de travail de deux jours axée sur la situation dans son pays et dans la région du Sahel.

"Lorsque le Mali vit des situations telle que celle que nous connaissons aujourd'hui, la première étape de notre gouvernement, consiste à venir consulter en premier lieu nos voisins, amis et frères afin de pouvoir réfléchir à la voie à suivre et résoudre les difficultés que nous vivons", a déclaré à la presse le Premier ministre malien de transition.

L'entretien s'est déroulé en présence du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaizia et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel ainsi que des membres de la délégation malienne.

Cheikh Modibo Diarra est porteur d'un message du président de la République par intérim du Mali Diacounda Traoré au chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika, selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.

"La situation au Mali et au Sahel ainsi que sur l'état de la coopération bilatérale et les perspectives de sa redynamisation et consolidation", sont au centre des discussions.

Depuis le début de la crise malienne, l'Algérie a adopté une ligne de non-ingérence chez son voisin, tout en martelant son attachement à l'intégrité territoriale de ce pays mais elle multiplie les contacts avec les pays concernés, dans la région et ailleurs, notamment la France et les Etats-Unis.

Dans la foulée d'un putsch le 22 mars à Bamako, l'immense région désertique du Nord du Mali est tombée aux mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) et surtout du mouvement islamiste Ansar Dine et de son allié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Dix-neuf otages étrangers seraient par ailleurs détenus dans la région, dont six Français et sept Algériens.

amb/jpc

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