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Le gouvernement ivoirien affirme avoir déjoué un complot de pro-Gbagbo

13/06/2012 05:34 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Le gouvernement ivoirien affirme avoir déjoué un complot, attribué à des partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, et qui aurait visé à remplacer le gouvernement du chef de l'Etat Alassane Ouattara par un Conseil militaire de transition.

Dans un entretien sur la télévision publique RTI diffusé tard mardi soir, le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko a accusé des officiers pro-Gbagbo et des responsables politiques de l'ancien régime, en exil dans la région, d'être derrière ce complot.

En début d'année, "nous avions des indications très précises qu'un groupe d'officiers en exil à Accra préparait une opération militaire sur la Côte d'Ivoire, dans le but de déstabiliser le pays", a déclaré le ministre.

La RTI a diffusé une vidéo montrant un groupe d'hommes en uniforme, dont le porte-parole proclame la dissolution des institutions et la création d'un "Conseil pour la souveraineté nationale".

"Cette vidéo est authentique", a assuré M. Bakayoko, selon qui le porte-parole de ces militaires, le colonel Katé Gnatoa, a été arrêté, avec plusieurs de ses compagnons.

Le ministre a accusé plusieurs personnalités pro-Gbagbo, anciens ministres et ex-conseillers, d'être liées à ce projet de putsch, dont l'ex-ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi, arrêté la semaine dernière au Togo.

La Côte d'Ivoire a été plongée de décembre 2010 à avril 2011 dans une crise née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 face à M. Ouattara. La crise a fait quelque 3.000 morts.

L'ancien président est actuellement détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d'être "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanité durant ces événements.

tmo/jpc

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