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Lancement réussi du télescope américain à rayons X NuSTAR

13/06/2012 12:25 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

La Nasa a lancé mercredi avec succès le télescope NuSTAR à rayons X capable d'observer l'univers avec une résolution sans précédent, selon une retransmission en direct du lancement de la chaîne de télévision de l'agence spatiale américaine.

La fusée Pegasus XL de la firme américaine Orbital Science Corporation qui transporte NuStar, a été larguée en plein vol à 15H58 GMT à 11.900 mètres d'altitude, d'un Lockeed L-1011, un gros tri-réacteur, qui avait décollé une heure avant de la piste de l'atoll de Kwajalein dans les îles Marshall du Pacifique.

En chute libre pendant cinq secondes, la fusée a ensuite allumé ses moteurs. Son premier étage a ensuite fonctionné 70 secondes avant d'être largué. Le second étage a alors pris le relais pendant une minute et demi avant de se séparer.

Peu avant cela le cône de protection du télescope avaut été éjecté l'exposant pour la première fois au vide de l'espace.

La séparation du troisième étage de Pegasus est intervenu à 16H12 GMT, soit environ 13 minutes après le largage de la fusée du tri-réacteur baptisé Stargazer.

NuSTAR a ainsi atteint son orbite équatoriale à un peu plus de 600 kilomètres de la Terre.

Le télescope devait commencer à déployer ses antennes solaires et transmettre peu après ses premiers signaux qui seront captés au sol via le système de satellites de la Nasa.

Durant le semaine suivant sa mise sur orbite, l'équipe chargée de suivre NuSTART effectuera une série de vérifications pour s'assurer que tous les systèmes fonctionnent normalement, précise la Nasa.

Ensuite, les responsables de la mission lanceront une commande à NuSTAR pour le déploiement d'une sorte d'antenne métallique de dix mètres de long qui permettra au télescope de concentrer la lumière de rayons X afin d'obtenir des images.

A la différence des télescopes fonctionnant avec la lumière visible, les télescopes à rayons X nécessitent une longue distance entre les miroirs et les détecteurs pour concentrer la lumière.

C'est un peu comme porter des lunettes à plusieurs dizaines de centimètres des yeux, explique la Nasa.

js/mdm

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