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L'Afrique du Sud souhaite l'envoi de casques bleus en Syrie

13/06/2012 11:53 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe, dont le pays est membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a souhaité mercredi l'envoi de casques bleus en Syrie, au bord de la guerre civile.

"Il est nécessaire de déployer une force de maintien de la paix et de défendre la paix lorsqu'elle sera obtenue", a déclaré M. Motlanthe lors d'une séance de questions orales au parlement au Cap.

L'Afrique du Sud, a-t-il dit, incite le Conseil de sécurité à adopter cette solution "car désormais la paix ne se fera pas toute seule". M. Motlanthe a en revanche esquivé la question d'une éventuelle expulsion des diplomates syriens présents en Afrique du Sud.

Les principaux pays européens, ainsi que notamment les Etats-Unis et le Japon, ont expulsé fin mai des représentants diplomatiques syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla (centre), où au moins 108 personnes avaient été tuées le 25 mai, dont de nombreux enfants.

M. Motlanthe a indiqué qu'il profiterait de la prochaine réunion du G20 au Mexique pour aborder le problème. "Nous sommes du menu fretin. Nous pouvons seulement user du pouvoir d'influence pour persuader ceux qui ont un réel pouvoir de veto de s'entendre entre eux, et de trouver un point de rencontre commun, appelant une intervention", a-t-il dit.

Le pays est "presque en guerre civile", a-t-il observé. "Nous ne pouvons pas rester à assis sans rien faire, nous devons continuer à frapper à la porte car la situation était bien meilleure il y a deux semaines, on est maintenant entré dans une spirale hors de contrôle", a-t-il ajouté.

"Et je suppose que la Russie, la Chine, les Etats-Unis et les autres membres permanents sont maintenant persuadés qu'il faut que quelque chose se passe", a poursuivi le vice-président sud-africain.

En octobre, l'Afrique du Sud s'était abstenue de voter un projet de résolution présenté par les Occidentaux pour condamner la répression en Syrie.

Pretoria avait invoqué le précédent libyen: le pays avait voté la résolution qui a autorisé les frappes de l'Otan en Libye, puis reproché aux Occidentaux d'avoir abusé de ce mandat pour faire tomber le colonel Mouammar Kadhafi.

Mais l'attitude de l'Afrique du Sud avait aussi été interprétée comme une preuve d'alignement sur la Russie et la Chine, puissances alliées dans le bloc des Brics, avec l'Inde et le Brésil.

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