NOUVELLES

La Bourse de Toronto clôture au point mort malgré le recul du pétrole

13/06/2012 05:00 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé mercredi pratiquement au même niveau que la veille, les titres du secteur de l'énergie ayant retraité devant certains signes d'essoufflement de la demande pendant que l'incertitude continuait de croître face à la crise des dettes en Europe.

L'indice composé S&P/TSX a terminé la journée sur un gain de 0,58 point, à 11 497,87 points, n'ayant pas su conserver l'avance de 80 points qu'il affichait plus tôt dans la séance. La Bourse de croissance TSXV a perdu 25,83 points à 1243,88 points.

Le dollar canadien s'est apprécié de 0,24 cent US à 97,16 cents US.

Les marchés américains ont retraité après la publication de données faisant état d'un recul de 0,2 pour cent des ventes au détail au mois de mai. Mais la plus importante partie de ce recul est attribuable à la chute des prix de l'essence.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé de 77,42 points à 12 496,38 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a glissé de 24,46 points à 2818,61 points et que l'indice élargi S&P 500 a perdu 9,3 points à 1314,88 points.

Le TSX avait connu un bon début de séance, mais les pertes du secteur de l'énergie dans l'après-midi ont eu raison de sa lancée. Le cours du pétrole brut a rendu 70 cents US à 82,62 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York, à la suite de la publication témoignant d'un recul des réserves américaines environ 10 fois moins important que prévu la semaine dernière.

Le secteur torontois de l'énergie a affiché une dépréciation de 1,11 pour cent. L'action de Canadian Natural Resources (TSX:CNQ) a notamment cédé 54 cents à 27,12 $.

Le secteur des télécommunications s'est lui aussi replié d'environ un pour cent. Le titre de Rogers Communications (TSX:RCI.B) a chuté de 27 cent à 35,07 $.

Les actions du groupe des métaux de base ont pour leur part affiché une hausse collective de deux pour cent, même si le cours du cuivre est resté inchangé à 3,34 $ US la livre à New York. L'action de Teck Resources (TSX:TCK.B) a grimpé de 51 cents à 32,32 $.

Le secteur de la finance a avancé d'environ 0,6 pour cent, l'action de la Banque TD (TSX:TD) ayant pris 90 cents à 79 $.

Le groupe des titres aurifères s'est adjugé environ 0,2 pour cent, le cours du lingot d'or ayant crû de 5,60 $ US à 1619,40 $ US l'once à New York. À Toronto, l'action de Goldcorp (TSX:G) a gagné 77 cents à 41,23 $.

Les marchés ont continué à afficher leur manque de confiance vis-à-vis de l'Espagne, malgré l'annonce le week-end dernier d'une aide financière pouvant atteindre 100 milliards d'euros pour les banques du pays, qui croulent sous les mauvaises créances depuis l'écroulement du marché immobilier espagnol.

«Depuis le début, tout ce qui vient de l'Europe ne s'inscrit qu'en réaction à ce qui s'y passe», a estimé Chris Kuflik, conseiller en investissement chez ScotiaMcLeod, à Montréal. Selon lui, il est modérément encourageant que la zone euro prenne des mesures nécessaires.

«Ils doivent régler le problème une fois pour toute et cela va demander de prendre des décisions difficiles. À un moment donné, il va falloir qu'ils donnent un genre de garantie.»

Le manque de confiance envers l'Espagne s'est exprimé une fois de plus sur le marché obligataire, où l'Espagne a dû promettre de plus hauts rendements pour attirer les investisseurs. Le rendement des obligations de 10 ans a atteint un sommet de 6,72 pour cent, un record depuis l'existence de la zone euro, mais il a retraité légèrement mercredi.

PLUS:pc