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Euro-2012: 184 interpellés à Varsovie, autorités déplorent les incidents

13/06/2012 05:07 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

La ministre polonaise des Sports Joanna Mucha a déploré mercredi les incidents en marge du match Pologne-Russie de l'Euro-2012 mardi, qui ont fait une vingtaine de blessés légers et se sont soldés par l'interpellation de 184 hooligans, majoritairement polonais selon la police.

"Je suis choquée et j'ai honte. Ce sont d'ordinaires hooligans qui n'ont rien à voir avec les vrais supporteurs", a déclaré la ministre devant la presse.

La police a interpellé au total 157 Polonais et 24 Russes, mais également un Espagnol, un Hongrois et un Algérien, selon son communiqué.

Parmi les supporteurs blessés figurent sept Polonais, deux Russes et un Allemand. Dix policiers ont également étaient blessés lors des échauffourées avec les hooligans.

"A vrai dire, il n'y a eu aucune bataille historique polono-russe. Tout simplement, quelques centaines d'idiots de part et d'autre ont tenté de prouver qu'ils sont plus importants que de simples gens, que le Championnat d'Europe. Nous leur donnerons la leçon qu'ils méritent, que ce soient des Polonais, des Russes ou n'importe qui d'autres", a promis mercredi le Premier ministre Donald Tusk.

"Hooligans, bandits"

"Le problème pour nous aujourd'hui, c'est de finaliser la guerre contre les hooligans et les bandits, dont les événements d'hier n'ont été qu'un symptôme mineur. Je peux vous promettre une fermeté et une persévérance sans faille pour éradiquer de telles comportements", a déclaré M. Tusk à la presse.

"Il y a encore un grand travail qui nous attend, avec les procureurs et les juges. Ce qui pose problème, ce sont les condamnations efficaces des hooligans et des bandits qui terrorisent les gens dans la rue", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur Jacek Cichocki a annoncé pour sa part que des procédures judiciaires et administratives rapides avaient été lancées à l'égard des hooligans interpellés. Pour les citoyens russes, elles pourraient se solder par l'expulsion avant vendredi et l'interdiction de visa Schengen autorisant un séjour sur le territoire de l'ensemble des pays membres pendant cinq ans.

"Nous voulons que les sanctions soient douloureuses", aussi bien envers les hooligans polonais que ceux d'autres nationalités, a ajouté le ministre.

M. Cichocki a précisé que 5600 policiers avaient assuré l'ordre à Varsovie pendant la soirée de mardi, dont 2000 appartenant aux unités anti-émeutes.

La police a fait usage mardi de canons à eau, de gaz lacrymogènes et de chiens, ainsi que de balles en caoutchouc, pour disperser des hooligans polonais et séparer les supporteurs des deux camps, a constaté l'AFP.

Le résultat du match, un nul 1 à 1 qui préserve les chances de la Pologne de se qualifier pour les quarts de finale de la compétition, a apparemment calmé les esprits, aucun incident majeur n'ayant été signalé après minuit.

bo-mrm/sk

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