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Délégation CPI détenue: "une affaire de sécurité nationale", selon Tripoli

13/06/2012 01:24 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

L'arrestation d'une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), dont une avocate, accusés d'espionnage, est "une affaire de sécurité nationale" qui est actuellement entre les mains de la justice libyenne, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement libyen.

"C'est une affaire de sécurité nationale (...). Seule la justice libyenne décidera" de son issue, a déclaré le porte-parole, Nasser al-Manaa, au cours d'une conférence de presse à Tripoli.

Quatre membres du personnel de la CPI, dont l'avocate australienne Melinda Taylor, qui fait partie de l'équipe de défense de Seif al-Islam Kadhafi, sont détenus depuis le 7 juin à Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli), où ils s'étaient rendus pour le rencontrer, le fils de l'ancien homme fort du pays, arrêté et détenu par une brigade d'anciens rebelles de cette ville.

Mme Taylor est accusée d'espionnage après avoir tenté d'échanger avec Seif al-Islam des documents non-déclarés.

Selon M. Manaa, la délégation de la CPI a "dépassé ses prérogatives et a commis un acte qui n'avait aucune relation avec la mission dont elle était chargée, en échangeant des documents qui menacent la sécurité nationale".

Mardi, une deuxième délégation de la CPI s'est rendue à Zenten pour rendre visite aux quatre membres de la première délégation, qui ont été placés en détention préventive pour 45 jours, selon le bureau du procureur général libyen.

Selon les ex-rebelles de Zenten qui détiennent le fils de Mouammar Kadhafi, Melinda Taylor avait avec elle une lettre codée d'un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne, Mohammed Ismaïl, ancien bras droit de Seif al-Islam.

Arrêté en novembre, Seif al-Islam, fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour des crimes contre l'humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.

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