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Courriels licencieux: Obama prié de retirer son ambassadeur désigné en Irak

13/06/2012 02:52 EDT | Actualisé 13/08/2012 05:12 EDT

Six sénateurs républicains ont demandé mercredi à Barack Obama de renoncer à présenter Brett McGurk au poste d'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, à la suite d'une affaire de courriels osés qu'il a envoyé en 2008 à une journaliste, ensuite devenue sa femme.

"Des informations récentes ont été mises au jour qui remettent en question l'opportunité de procéder à cette nomination", ont écrit les sénateurs Jim DeMint, John Barrasso, Marco Rubio, James Risch, Mike Lee et James Inhofe dans une lettre au président.

Les élus font implicitement allusion aux informations de presse publiées la semaine dernière selon lesquelles M. McGurk a envoyé des courriels à une journaliste du Wall Street Journal en 2008 en Irak dans lesquels il tentait de la séduire en lui proposant --sur le ton de la plaisanterie ou non-- un accès à des informations sensibles.

Les courriels ont été transmis aux élus récemment.

M. McGurk a par la suite épousé la journaliste Gina Chon. Mais cette dernière a démissionné mardi, selon un communiqué de son journal.

"Il y a de fortes inquiétudes au sujet des aptitudes de M. McGurk, de sa capacité à travailler avec les responsables irakiens, et désormais de son discernement", écrivent les sénateurs qui s'inquiètent notamment du fait que selon des informations de presse, "certains groupe politiques irakiens ont indiqué qu'ils ne travailleraient pas avec M. McGurk si sa nomination était confirmée".

De son côté, la Maison Blanche s'en tient à son candidat. "Nous pensons que les Etats-Unis seront très bien servis par l'importante expérience de M. McGurk en Irak", a déclaré mercredi le porte-parole de la présidence Jay Carney, qui a toutefois soigneusement évité de répondre sur la question des courriels douteux.

Si M. McGurk était confirmé, il serait le premier chef de mission diplomatique américain à s'installer en Irak depuis le départ des troupes américaines.

La commission des Affaires étrangères du Sénat a prévu un vote mardi sur la nomination de M. McGurk. Mais l'un des sénateurs républicains pourrait bloquer le processus en s'y opposant à l'aide d'une procédure appelée "hold" ("retenue").

emp-col/gde

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